Enguerrand de Marigny



Chambellan et ministre du roi Philippe IV le Bel, né à Lyons-la-Forêt en Normandie en 1260. C'est Hugues de Bouville, chambellan de Philippe IV le Bel, qui le fait entrer à son service comme châtelain, puis attaché à la maison de la reine Jeanne de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel, qui fait de lui l'exécuteur de ses volontés. Après la mort de Pierre Flotte et d'Hugues de Bouville à la bataille de Mons-en-Pévèle en 1304, il devient le grand chambellan et le ministre en chef de Philippe IV le Bel. En 1306, il est envoyé pour présider les finances de Normandie. Il  reçut de nombreux cadeaux et de l'argent de Philippe le Bel mais aussi une pension d'Édouard II d'Angleterre. A la mort de Philippe IV le Bel, Louis X, dit le Hutin, âgé de 25 ans, faible et sans envergure, se trouve confronté aux multiples réactions qui secouent le royaume. Les grands réclament le retour aux coutumes de Saint Louis, notamment de battre monnaie, du droit au duel judiciaire et de faire une guerre privée. Louis X tergiverse, mais influencé par son oncle Charles de Valois, il finit par tout accepter. Charles de Valois, prince intriguant, frustré du pouvoir, cherche à tout régenter, malheureusement un homme lui tient tête: Enguerrand de Marigny. Ce dernier aurait confié au roi Philippe "Qu'il préférait mourir avant lui, pour ne pas le suivre de près". C'est pourtant ce qui va arriver en mars 1315, un an juste après le bûcher des templiers. C'est lors d'un conseil, que Charles de Valois accuse Marigny de diverses malversations, altération des monnaies, saccage des forêts royales, détournements de fonds de l'Église, et même de sorcellerie. Marigny lui répond "Par Dieu sire, mais vous mentez !" furieux Charles de Valois se jette sur le chancelier, il faut séparer les deux hommes qui se battent devant le roi.  Sa position de trésorier du roi ne le protège pas et ce dernier ne le défend pas, au contraire, Louis X le fait arrêter, il est jugé et condamné lors d'un procès sujet à caution et pendu au gibet de Montfaucon le 30 avril 1315. Son corps, ou ce qu'il en restait, resta exposé au gibet pendant deux ans, jusqu'à un nouveau procès qui le disculpa en 1317 et permit son inhumation dans la collégiale d'Écouen.



Dernière Modification   26/12/16

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