Jules Mazarin





 

Mazarin est né en 1602 à Pescina en Italie du sud. Officier dans l'armée du pape, puis diplomate. En 1630, à Lyon, il rencontre Richelieu qui le présente au roi Louis XIII. A partir de ce moment, il va défendre le point de vue de la France auprès du souverain pontife. Nommé représentant du pape en Avignon, puis nonce à Paris (1635-1636), bien qu'il ne soit pas prêtre, il sait se faire apprécier du roi et se fait naturaliser Français en 1639. A la mort de Louis XIII en 1643, Anne d'Autriche le nomme premier ministre. Contre toute attente, Anne d'Autriche régente du royaume de France, continue la politique de Richelieu. Elle combat l'Espagne et l'Empire, et consolide l'absolutisme. Mazarin va se consacrer à la politique extérieure. Par la signature du traité de Westphalie le 24 octobre 1648, il met un terme à la guerre avec l'Empire. Suite aux exigences fiscales et aux erreurs de politique, la fronde parlementaire va éclater, et sera bientôt suivie par celle des princes qui, eux, refusent l'absolutisme. De 1648 à 1650 le parlement cherche à reprendre son droit de remontrance (droit exercé par le parlement avant l'enregistrement d'un texte royal, soit le roi accepte la remontrance, soit il fait passer le texte en force). De 1650 à 1653 les princes cherchent à instaurer un nouveau régime de haute noblesse, sorte d'oligarchie nobiliaire. Pendant les troubles, Mazarin se réfugie en Allemagne. En 1653, il revient en France et laisse à Fouquet le portefeuille des finances, ce qui lui permettra de continuer à s'enrichir sur le dos de l'état. Mazarin rétablit l'autorité royale, termine la guerre d'Espagne en signant le 7 novembre 1659, le traité des Pyrénées. Il sera à l'origine de la Fondation de l'Académie Royale de peinture et de la Bibliothèque Mazarine). Il consacrera tout son temps à l'éducation de son filleul, le futur roi Louis XIV à qui il laissera à sa mort en 1661, un royaume obéissant. 



Dernière Modification   26/12/16

© Histoire de France 1996