Le Monde d'au delà des mers

Les traditions celtiques font état d'un autre monde situé  "par-delà les mers" en direction du ponant, alors que la bible, claustrée dans un système égocentrique devenu périmé, fixe le berceau de l'humanité   dans le Proche -Orient de l'Euphrate et du Tigre, avec pourtant une expansion vers le ciel, lequel signifie peut-être les astres. Les théologiens, les historiens, acceptant avec complaisance le postulat biblique, lui ont donné raison. Mais alors, que devons-nous faire des traditions d'Irlande, de Galles, de France, d'Espagne, du Mexique et des mythologies éparses dans le monde, qui, toutes, ont leur propre cosmogénèse ? Honnêtement, l'étude des civilisations doit s'inspirer de l'ensemble des traditions et faire converger les chemins vers le monde logique où nous mène la connaissance. En ce cas le centre géométrique de l'humanité n'est pas en Orient, et l'histoire connue, entendue, vécue, ne commence ni avec Sumer ni avec le déluge, qui sont pour les archéologues classiques le point de début idéal de la certitude scientifique et de la conjoncture traditionnelle. Il est indéniable que le déluge universel cité par la genèse implique des effets beaucoup plus redoutables que ceux relevés dans les contrées de l'Euphrate et du Tigre. La terre fut submergée à Ys, de même qu'entre la France et l'Angleterre : voilà une certitude  historique antérieure à Sumer. Toujours dans l'ordre chronologique, les écritures préhistoriques et alphabétiformes de Glozel( Allier ),Newton( Écosse ),Alvao( Portugal ) Bautzen(Saxe), Costi(Roumanie), précèdent les tablettes de Babylone de plusieurs millénaires et suggèrent l'existence de peuples cultivés, héritiers de très anciennes civilisations disparues. Avec entêtement, les archéologues se cantonnent dans un rationalisme acharné : pas de fer au delà de 3500 ans dans le passé... donc, le bronze a précédé le fer (ce qui est insensé car on ne tient pas compte des limites de conservation de la matière), pas de ruines plus anciennes que les Ziggourats(tours à étages) de Babylone, donc, le monde est né à Sumer. 

Cette page est extraite des oeuvres de Monsieur Robert Charroux. Tous les textes présents dans cette rubrique sont retranscrits intégralement. Ils ne souffrent aucun résumé et méritent d'être reproduits dans leur intégralité. Ce n'est pas du plagiat, mais une reconnaissance et un hommage envers un auteur courageux, hélas disparu, qui a su braver le scientifiquement correct.  La page source vous indique le moyen d'acquérir ses ouvrages


Dernière Modification   22/12/16

© Histoire de France 1996