Le pôle Nord était au Sud

Venus planète de nos ancêtres

Les peuples anciens plus conscients que nous de leur intégration à l'ordre universel, ne craignaient rien autant que la chute du ciel. Il est vrai que dans le temps, ils étaient encore très près des grands bouleversements cosmiques qui avaient fait trembler la planète, événements désormais si lointains que nos contemporains en ont perdu le souvenir ou n'ont plus le désir d'en tirer un enseignement. Nous imaginons le haussement d'épaule insouciant, sinon incrédule que peut susciter un tel souci ! Pourtant, comme il y a 4 000 ans (1), un jour, demain peut-être,   une petite comète poindra à l'horizon, la terre basculera, le nord deviendra le sud, l'est passera à l'ouest... et tout sera dit, fini, réglé, pour les connaissants comme pour les esprits forts ! Mais, pensez-vous, les chances de rencontre de la Terre avec une comète sont infiniment minimes : de l'ordre de 1 contre 281 millions, d'après le calcul des astronomes !

Tous les dix-mille ans , fin du monde

Notre globe étant actuellement vieux de cinq à dix milliards d'années, selon les géologues, on peut en déduire que la fin du monde terrestre est inéluctablement proche ! Elle devrait même s'être déjà produite ! Heureusement, ces mathématiques ne sont pas très justes, mais il n'en demeure pas moins que la Terre à 100 chances sur 100 d'être catastrophiquement perturbée tous les cinq mille à dix mille ans, car si les comètes ne la heurtent pas, elles peuvent néanmoins passer assez près pour que leur influence soit désastreuse. Le professeur américain Emmanuel Velikovsky, dans un livre extraordinairement documenté, et avec une clairvoyance exceptionnelle(2), a su reconstituer la genèse de la Terre et son aventure avec les comètes. Dans sa queste de la vérité, I. Velikovsky, s'appuyant sur les traditions et sur les meilleures bases scientifiques, rejoint parfois sur certains points le professeur Louis Jacot, technicien des rotations lentes puis accélérées de la Terre. Leurs savantes études et les récentes découvertes archéologiques, prolongées par les interprétations des Apocryphes et de la Bible, forment, à notre point de vue, la somme de tous les éléments permettant d'élucider le mystère de la préhistoire humaine jusqu'à 10 000 ans avant notre ère, et sans doute bien au-delà.

Le pôle Nord était au Sud

 Il y a 10 000 ans environ, le pôle nord se situait sur la terre de Baffin et la Terre tournait sur un axe sans inclinaison en déterminant des climats égaux en toutes saisons. Une comète ou une planète errante, Vénus,  vint la frôler de s i près que notre globe en fut bousculé  et incendié.  Les cités, les forêts, les montagnes même prirent feu et explosèrent pendant que du ciel tombait une pluie de pétrole, de terre et d'aérolithes incandescents. Les banquises du pôle nord partirent à la dérive déclenchant un formidable raz de marée qui noya les incendies et finit de détruire ce qui avait été épargné. Seule, une infime partie de l'humanité, de la faune et de la flore terrestres échappa à l'anéantissement. Durant ces bouleversements, la Terre se retourna complètement, Si bien que le pôle sud vint au nord, le pôle nord au sud, l'est et l'ouest changeant de place. Cette situation dura un temps indéterminé, peut-être quelques jours seulement. Vénus se prit comme dans un filet dans notre système solaire et tout comme un spoutnik russe ou une fusée américaine, se plaça sur l'orbite qu'elle occupe présentement. Vers le milieu du deuxième millénaire avant notre ère, un nouveau cataclysme, mais incomparablement moins dévastateur amena la pluie d'aérolithes, les raz de marée et les séismes dont parle la Bible aux livres de l'Exode et de Josué (3).Voilà, très brièvement exprimée, l'histoire des cinq à dix derniers millénaires où   figurent des événements bien connus cataclysme universel, dit déluge, et cataclysme restreint survenu au temps des Hébreux. Mais deux points demandent des explications détaillées en raison de leur caractère fantastique : l'interversion des pôles et la venue entre la Terre et Mercure de la planète Vénus. En ce qui concerne les pôles, c'est à dire le retournement complet de la Terre, les textes anciens ne laissent aucun doute sur l'authenticité du fait. En Égypte, le papyrus magique Harris en faisant état d'un cataclysme cosmique par le feu et par l'eau, signale que " le sud devint le nord et que la Terre se retourna ". Le Papyrus Ipuwer dit à peu près la même chose " le monde est tourné à l'envers comme sur une roue de potier et la Terre se retourne ". Dans le papyrus Ermitage conservé au musée de Leningrad, on lit aussi que " le monde s'est retourné " Platon dans son dialogue le politique, parle aussi du renversement du cours du Soleil, de l'anéantissement des hommes et Hérodote - le père de l'Histoire -rapporte que les prêtres égyptiens assuraient que plusieurs fois, au cours des âges historiques, le Soleil s'était levé où il se couche maintenant et vice versa.  Dans les papyrus trouvés dans les Pyramides, il est noté que " le Soleil a cessé d'habiter l'occident et qu'il brille de nouveau à l'orient ". Les Polynésiens, les Chinois, les Hindous et les Esquimaux ont été également les témoins de ces phénomènes. Enfin, cette accumulation d'indices qui, pendant longtemps intrigua archéologues et astronomes se trouva singulièrement mise en valeur avec la découverte de deux cartes du ciel peintes sur le plafond du tombeau de Senmout, architecte de la reine Hatshepsout. L'une des cartes est normale avec les points cardinaux correctement placés, mais sur l'autre, en fonction de la position des étoiles, l'est est à gauche et l'ouest à droite, ce qui a une haute signification, surtout dans le tombeau d'un personnage dont la profession était de bien connaître la configuration terrestre et l'astronomie (4) Alors, les géologues se souvinrent que dans certaines régions volcaniques, ils avaient étudié des laves polarisées en sens inverse du champ magnétique local, phénomène inexplicable si l'on n'admettait pas la cristallisation de ces laves à une époque où les pôles étaient intervertis

Vénus invisible il y a 4000 ans

 Nous avons l'habitude d'une cosmographie où les planètes de notre système suivent bien sagement leur petit bonhomme de chemin, sans jamais prendre une seconde de retard. Si un jour nos horloges indiquaient midi et que le jour ne fût pas encore levé, nous n'en croirions pas nos yeux ! Pourtant, et les astronomes sont d'accord à ce sujet, il y eut des jours de trente à quarante heures et des nuits longues d'autant. On sait par la Bible que le jour où " Josué " arrêta le soleil, la journée fut miraculeusement allongée ; l'horloge à eau du pharaon Amenhotep III que l'on retrouva dans des fouilles était calculée pour un jour de onze heures dix-huit minutes au solstice d'hiver au lieu de dix heures vingt-six minutes actuellement. De plus, il est bien certain qu'une comète passant à proximité de la Terre, freinerait sa rotation en raison directe de sa masse. Ce phénomène s'est déjà produit, et il se produira encore ! Quant à Vénus, elle paraît appartenir à notre système solaire au même titre que les autres planètes ! Eh bien non ! On peut même penser qu'il y a 5 à 6 000 ans, Vénus la planète la plus brillante, la plus remarquable de notre ciel, était absolument invisible aux hommes ! Où se trouvait-elle ? Peut-être au-delà de Jupiter dans le système solaire ou bien à des milliards de kilomètres, en quelque lointaine galaxie. En tout cas, il est certain qu'à une date relativement proche, au vu et au su de tout le monde, Vénus est venue s'installer sur son orbite actuelle en frôlant la Terre dont elle anéantit l'humanité. Un souvenir que les Anciens ne pouvaient oublier !  Cette relation est bien entendu controversée par nombre d'astronomes pour qui la tradition et la logique sont lettres mortes, et qui n'ayant aucune preuve scientifique du fait trouvent commode de le nier purement et simplement. Mais pour tout esprit acquis à la logique, le phénomène semble assuré et son analyse raisonnée peut se diviser en deux phases - 1) Prouver que la planète Vénus n'était pas visible en tant que planète, il y a 5 000 ans  - 2) Prouver que son avènement fut bien la cause du cataclysme dit déluge universel.

Les tables Tirvalour

Au XVIIIè  siècle, Jean-baptiste joseph Gentil, orientaliste de grand renom, et des missionnaires chrétiens, envoyèrent en France des tables astronomiques indiennes (hindoues) attestant la haute antiquité de la science aux Indes. Parmi ces documents, les " tables de Tirvalour ", qui furent placées au dépôt de la Marine, prouvent que l'âge dit du caliougam commença le 16 février de l'an 3102 av. JC., à 2 h 27' 30" du matin(5). Les Indiens - écrit l'astronome Jean-sylvain Bailly disent qu'à l'âge du Caliougam il y a eu une conjonction de toutes les planètes ; leurs tables, en effet, indiquent cette conjonction, et les nôtres montrent qu'elle a pu réellement avoir lieu. Revenant sur cet événement, l'astronome royal poursuit par cette étonnante précision, que l'on peut d'ailleurs contrôler sur les tables de Tirvalour : A cette époque les indiens ont vu quatre planètes se dégager successivement des rayons du Soleil ; d'abord, Saturne, ensuite Mars, puis Jupiter et Mercure  et ces  planètes se sont montrées réunies dans un assez petit espace... Bailly fut, bien entendu, surpris de ne pas trouver Vénus dans cette observation astronomique et ne pouvant croire à un système à quatre planètes, il en déduisit, sans approfondir le mystère, à un oubli ou au fait que Vénus devait, au cours de cette observation, se trouver derrière le Soleil. Mais une telle explication n'est pas valable les Hindous, tout comme les Chaldéens, étaient de très habiles et très méticuleux astronomes et ils précisent bien qu'il y eut, durant le Caliougam, une conjonction de toutes les planètes, et non pas de quatre planètes seulement. Ils relevèrent cette conjonction avec tant de précision que l'on a pu en établir la date exacte par rapport à notre calendrier actuel : le 16 février 3102 av. J.-C. à 2 h 27' 30" du matin, soit, avec une approximation à la seconde près, sur 5 067 années (en 1965)! Cette précision méticuleuse, rigoureuse, mathématique, nous permet de certifier que la planète Vénus n'a pu être oubliée dans l'observation et dans le rapport, d'autant qu'elle est la plus brillante et la plus visible ! Qu'elle ait été placée derrière le Soleil est inadmissible, car elle ne pouvait y demeurer longtemps et s'en serait dégagée comme " d'abord Saturne, ensuite Mars, puis Jupiter et Mercure"! Il était impossible qu'elle demeurât cachée tout le temps mis par les quatre planètes pour effectuer leur dégagement " D'autre part, la table de Tirvalour ne mentionne pas du tout Vénus, ni son absence ni sa réapparition qui aurait dû s'effectuer et être notée. Enfin, les astronomes hindoue, si méticuleux, si précis, sont formels dans leurs déclarations il s'agissait d'une conjonction de toutes les planètes. D'où l'on peut déduire qu'il y a cinq millénaires, le système solaire était un système à quatre planètes. Les tables hindoues postérieures à la table de Tirvalour par contre sont bien basées sur un système à cinq planètes, comprenant Vénus.

Les tables babyloniennes

Dans l'astronomie babylonienne, il est question des quatre planètes citées plus haut, mais Vénus là encore, est absente, et parlant d'elle, les anciens textes disent " la grande étoile qui se joignit aux grandes étoiles ". Dans leurs prières, les Babylonieus invoquaient Saturne, Jupiter, Mars et Mercure, mais jamais Vénus. Un calendrier antique trouvé à Boghaz-Keui, en Asie mineure, mentionne bien les étoiles et les planètes, mais Vénus manque à  la liste, ce qui ne peut trouver qu'une seule explication logique : Vénus n'était pas connue des Babyloniens de l'an 3000 av. J.-C. Donc cette planète ne figurait pas dans notre système planétaire, ou bien elle était trop loin de la Terre pour être visible des Anciens. Les traditions mexicaines content que  "le grand serpent de feu de Quetzalcoatl attaqua le Soleil et l'obscurité se fit durant quatre jours. Puis, le grand serpent se métamorphosa en radieuse étoile (Vénus)". Aux îles Samoa, les indigènes prétendent que cette planète a eu une " course sauvage " et que des cornes lui poussaient sur la tête. En Grèce, le savant Démocrite, particulièrement versé en astronomie, soutenait mais sans révéler ses raisons, que Vénus n'était pas une planète. Ce qui ne manque pas d'être troublant dans la bouche d'un grand initié Saint Augustin rapporte, d'après Varron, que " Castor le Rhodien avait laissé écrit le récit d'un prodige étonnant qui se serait opéré dans Vénus ; cette étoile aurait changé de couleur, de grandeur, de figure et de course. Ce fait qui n'a point eu de semblable ni antérieurement, ni depuis, serait arrivé du temps du roi Ogygès (souvenons-nous du déluge d'Ogygès), comme l'attestent Adrastus, Cyzicenus et Dion, nobles mathématiciens de Naples". Tant de relations concordantes ont vivement préoccupé les savants qui se perdent en conjectures sur les raisons de ces phénomènes. Beaucoup ont pensé, et Velikovsky est de cet avis, que Vénus avait été une comète ou bien qu'on l'avait confondue avec une comète. Mais. dit la "Grande Encyclopédie", pouvait-on confondre une comète avec une étoile ? Et quand même on fut tombé dans une erreur semblable, est-ce que, par la réapparition de Vénus, on n'aurait pas bientôt reconnu la méprise ? Quel observateur, quel savant, quel mathématicien aurait osé soutenir à la légère un si grand événement, depuis trente-six siècles, unique au monde? Comme par ailleurs, les Chinois, les Grecs, les Hindous, etc., parlent d'une "chevelure", d'une "crinière de feu" accompagnant Vénus et lui faisant une traîne, on est bien obligé de convenir que cette planète était bel et bien inexistante dans le ciel des Anciens et qu'elle y fit son apparition à la façon d'une comète et en causant de grandes perturbations. Enfin nous rappelons que, selon les traditions des Incas, la première femme de l'humanité : Orejona, était venue de la planète Vénus " sur un astronef plus brillant que le Soleil ". Si le mystère de cette étoile reste à peu près entier, il n'en ressort pas moins deux certitudes : Vénus est entrée dans notre ciel il y a 5 000 ans environ, avec l'apparence et les effets maléfiques d'une comète. A ces constatations on peut encore ajouter qu'un mystérieux satellite naturel ou artificiel fut aperçu auprès de Vénus au XVIIè  et au XVIIIè  siècle par d'éminents astronomes : Cassini, Short, Montagne, etc. Ainsi, la planète patronnée par Lucifer, aurait eu une course caracolante et serait responsable du déluge universel, engendrant de ce fait sa réputation de " porte-malheur ". Est-il tellement absurde qu'une planète de notre système solaire se livre à de telles excentricités ? Non point ! et c'est le contraire qui serait anormal. L'atome, se plaisent à dire les astrophysiciens et les savants en général, est constitué à l'image du système solaire... ou inversement si l'on préfère. Dans ce système, le Soleil  figure le noyau, les planètes, les électrons, et comme dans l'atome, c'est un processus électrique encore mal connu qui assure la vie, le mouvement, la gravitation des planètes. Or, dans l'atome, les électrons sautent d'un niveau à un autre, c'est-à-dire changent d'orbite ; dans le système solaire, les planètes devraient donc se comporter identiquement et par les mêmes causes (6) Avec l'atome, le phénomène peut déterminer des réactions concomitantes - comme dans le Laser - avec les planètes, il peut causer ce que les Anciens appelaient une " fin du monde ". En 1696, le physicien anglais W. Whiston avançait que la comète de 1680 dont la période est de cinq cent soixante-quinze ans et demi avait provoqué le déluge biblique. Nous ne saurions pas assurer la justesse de ses calculs, mais Si Whiston a vu juste, la prochaine fin du monde serait donc pour l'an 2271 !

Sumer et la Bible

 Nous ne croyons pas les milliers de personnes qui ont vu des soucoupes volantes et des Martiens (7) les centaines de milliers d'hallucinés qui ont vu des fantômes, mais nous croyons les millions de témoins qui attestent à travers quatre millénaires l'erreur des savants de la science classique, et qui déclarent, des pôles à l'équateur, du levant au couchant : " Une planète errante a provoqué l'embrasement du globe et le déluge universel. Cette planète était Vénus. " L'erreur des savants du " Système agréé par les conjurations de bien-pensants " n'est, hélas, pas la seule à fausser l'histoire des hommes ! Mais alors, à qui se fier, à quoi accrocher notre certitude si les bases sont altérées et le jeu truqué comme au poker ? Autant ne plus croire à rien Ne pas croire à la Bible. Ne pas croire à Sumer, berceau de la première civilisation ! Eh oui Les astronomes et les archéologues ont dix, cent preuves que la civilisation égyptienne est antérieure de plusieurs millénaires à celle de Sumer (8) Le Calendrier de Sothis (Sinus), vieux de six mille deux cent six ans (en 1965), le prouve et permet de porter à 7 000 et même à 8 000 ans le début de la civilisation en Égypte(9) Mais le " Système "  veut que le monde commence à Sumer, il y a 5 000 ans environ... alors, on répudie le calendrier de Sothis, et par des calculs subtils, on " rectifie l'erreur "  pour ramener les 6 206 ans de sa création à 2 772 années seulement. Et Sumer est sauvée ! Il faut un certain courage ou de l'inconscience pour vouloir jouer les don Quichotte dans le royaume des images illusoires ! D'autant que les conjurés du Système ne manqueront pas (retournant la vérité comme au procès de Glozel) de jeter le discrédit et si possible l'opprobre sur notre tentative de reconstruction. Qu'importe ! Dans le labyrinthe des millénaires et des machinations, nous essaierons de nous rapprocher le plus possible des faits en suggérant les explications qui nous paraîtront les plus logiques. Dans notre hypothèse, les extraterrestres vinrent sur notre planète plusieurs millénaires avant le déluge, sans qu'il soit possible de situer approximativement leur venue dans la grande nuit primhistorique qui s'étendit peut-être jusqu'à la période de l'homme de Neandertal.

Guerre atomique  : Atlantide contre Mû

Selon les Écritures, les hommes enseignés, initiés à une civilisation nouvelle, supérieure, sombrèrent dans " la malice et les pensées du mal " (Genèse VI-5), ce qui peut suggérer un   parallèle avec nos temps actuels  de bas matérialisme et d'iniquité. Que se passa-t-il alors ? Le destin des civilisations est un éternel recommencement, une inexorable marche vers la mort et la renaissance. Pour des raisons sans doute analogues à celles qui opposent actuellement le bloc occidental au bloc oriental, un conflit éclata entre les Atlantes et le peuple de Mû. Cette époque se situait aux confins de nos temps préhistoriques, dans les brumes où les événements vécus réellement se diluent dans les légendes rapportées par la tradition. Les hommes ont gardé le souvenir de ces événements, niais en les inféodant à leur époque, à leurs dieux, à leurs héros, à leur imagination. Le Mahabhârata, le Drona Parva, le Maha Vira(10) relatent la guerre atomique qui avec ses effets d'irradiation et de mutation, éclata sur la Terre. Les bombes atomiques de Mû dévastèrent l'Atlantide et le continent américain, en même   temps que la riposte atlante portait la mort et l'anéantissement sur Mû. Nous avons identifié deux épicentres : la Californie-Nevada à l'ouest et le désert de Gobi à l'est, mais sans doute y en eut-il d'autres, actuellement immergés dans les fosses de l'Atlantique et du Pacifique. Le résultat de cette guerre insensée fut de précipiter le monde à sa perte par la fin de toutes les civilisations, le recul des facultés intellectuelles, l'amoindrissement physique et l'engendrement détérioré. Les monstres durent naître par milliers, par millions, et compromettre le problème de survie. Après le cataclysme provoqué par les hommes, il y eut, sous le signe d'une mystérieuse conjonction, le cataclysme naturel qui vit tout le système solaire mis en péril par la course errante de Vénus (11) Après le déluge, l'humanité s'abîma jour après jour, redescendant les chaînons de l'évolution, sombrant peu à peu dans l'inconscience. Dans un dernier sursaut de lucidité, les hommes érigèrent la Puerta del. Sol à Tianhuanaco, gravant sur le fronton des schémas d'engins dont ils ne saisissaient plus très bien le sens et la destination, sinon ceux d'un message aux générations futures ; en Égypte, les initiés dessinèrent les globes ailés qui devaient plus tard figurer, incompris, impénétrables, sur la porte des temples. Cette résurrection des temps primhistoriques choquera, nous le savons, les savants du système classique et les théologiens attachés à leurs traditions et à leur vérité révélée. Pourtant, notre thèse n'est pas plus fantastique que celle des historiens et des préhistoriens qui, dans leurs recherches et leurs exposés, omettent toujours de tenir compte de données essentielles : ces histoires d'anges, ces monstres légendaires, ces héros, ces déluges et ces cataclysmes qui ont anéanti plusieurs civilisations terrestres. Enfin, jamais encore les exégètes et les théologien  n'ont étudié la Bible et les Apocryphes avec l'esprit d'hommes à qui l'avenir propose ce fait qu'on ne pourra pas toujours feindre d'ignorer : nous sommes de plus en plus rattachés au cosmos, la Terre n'est pas un univers fermé, les échanges interplanétaires se feront à brève échéance(12) !  Ce qui revient à dire que des hommes périmés et sectaires veulent continuer à spéculer en Terriens, alors que nous sommes déjà des citoyens du monde. D'autre part, la Bible, les écrits sacrés et les manuscrits apocryphes, insistent et souvent en langage clair, sur le fait que l'immixtion d'extra planétaires forme l'élément primordial de notre genèse. C'est donc sous cette optique que nous avons essayé de structurer une primhistoire, accordant nos hypothèses de civilisations disparues avec les événements insolites des temps bibliques.

1)    4 313 ans en 1965, d'après les données de la Bible. 3500 ans d'après d'autres calculs.
(2)    Mondes en collision. Emmanuel Velikovsky, 1961. Ed. Stock.
(3)    Velikovsky donne les dates suivantes : 1500 à 1700 ans JC  pour le cataclysme universel et 52 ans plus tard (au temps de l'exode des Hébreux) pour le second bouleversement. Il assure aussi que la planète Mars entra en collision avec la Terre au VIIIè siècle av. JC   ce qui eut pour effet de faire dévier l'axe terrestre. Nous sommes d'accord sur l'authenticité des événements sauf sur quelques points : il n'y eut pas collision (sinon la Terre aurait volé en éclats !), mais frôlement. La date du cataclysme universel n'est peut-être pas si rapprochée de nos temps. De toute façon, en cinquante deux ans, les Égyptiens et les Hébreux n'auraient pas pu repeupler et remonter leurs civilisations respectives.
(4)    La reine Hatshepsout - XVIIIè dynastie : 1500 ans av JC.  L'architecte Senmout vivait à l'époque où selon I. Vellkovsky se serait produit le cataclysme terrestre. La carte du tombeau pourrait donc   rappeler un  extraordinaire événement contemporain
(5)    Traité de l'astronomie indienne, Paris 1787. Préliminaires page XXVIJ, et page 182
(6)    Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas  (Hermès Trismégiste).
(7)    Nous savons qu'il existe de très honnêtes et sincères techniciens du problème OVNI (Objets volants non identifiés). Notre remarque vise seulement les empiristes crédules ou abusifs.
(8)    La civilisation hindoue est, elle aussi, très antérieure à Sumer. Les tables de Tirvalour (plus de 5000 ans) prouvent une culture remontant à près de 7000 années.
(9)    Dans le calendrier de Ptolémée, on trouve le lever héliaque de Sinus à une date de 4241 années av JC.   Le lever de Sinus étant d'une importance capitale car il annonçait les  débordements du Nil, on en a déduit que ce calendrier avait été dressé par les astronomes égyptiens.
(10)    Le Maha Vira de Bhavabhonti   Acte~ V et VI. Le Ramayana, comme la mythologie grecque, relate la lutte des démons ou Titans contre les dieux  Les coïncidences  y sont si nombreuses, les héros semblent tellement identiques que les Grecs pensent qu'Homère fut jadis traduit dans les Indes. Il est plus probable qu'une vérité universelle, connue de tous dans les temps primhistoriques ait inspiré à  la fois, I'Iliade, l'Odyssée et la plupart des traditions. L'élément majeur de cette vérité est la guerre des Titans contre les dieux, c'est-à-dire, la relation du cataclysme cosmique.
(11)    Platon, parlant d'après les prêtres de Saïs, dit que " l'embrasement du monde par Phaéton avait été en réalité un cataclysme planétaire "
(12)    Depuis Jean XXIII, une large libération des esprits se dessine dans les milieux catholiques, en même temps que s'affirme une certaine tolérance. L'Ancien Testament est déjà très controversé, et le 2 novembre 1964, au Concile oecuménique du Vatican, seize évêques ont demandé que la tradition éclairât les lacunes de la Sainte Écriture. Pour ces révolutionnaires, les livres de la Bible ont été écrits par des hommes dans des circonstances déterminées, selon le genre littéraire qu'ils avaient choisi. Une nette tendance se manifeste en faveur d'une nouvelle exégèse " tenant compte des découvertes de la science moderne ". C'est ce que nous désirons faire en cet ouvrage avec le maximum d'objectivité.

Cette page est extraite des oeuvres de Monsieur Robert Charroux. Tous les textes présents dans cette rubrique sont retranscrits intégralement. Ils ne souffrent aucun résumé et méritent d'être reproduits dans leur intégralité. Ce n'est pas du plagiat, mais une reconnaissance et un hommage envers un auteur courageux, hélas disparu, qui a su braver le scientifiquement correct.  La page source vous indique le moyen d'acquérir ses ouvrages


Dernière Modification   22/12/16

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