Salomon et la foudre


Il y a deux siècles, Benjamin Franklin inventait le paratonnerre. Pourtant, il est certain, et rapporté par les anciens chroniqueurs, que le temple de Salomon, il y a de cela trois mille ans , comportait vingt-quatre paratonnerres. Le temple ne fut jamais frappé par le foudre et le physicien François Arago, au XVIIIè siècle, en a donné l’explication : Le toit, construit à l’italienne et lambrissé en bois de cèdre recouvert d’une dorure épaisse, était garni d’un bout à l’autre de longues lames de fer ou d’acier pointues et dorées. Les faces du temple étaient aussi recouvertes, dans leur étendue, de bois fortement doré. Sous le parvis du temple, étaient disposées des citernes dans lesquelles l’eau se rendait par des tuyaux métalliques. Le temple de Jérusalem, resté intact pendant plus de mille ans, peut être cité comme la preuve la plus manifeste de l’efficacité des paratonnerres (1). Comment Salomon et son architecte avaient-ils eu connaissance du paratonnerre ? Et pourquoi n’ont-ils pas légué leur secret ? Ce sont des questions que nous demandons aux hommes du XXè siècle de se poser sans parti pris, s’ils veulent honnêtement avancer sur le chemin de la vérité.
(1) Numa Pompilius, second roi de Rome, savait provoquer à son gré le feu de Jupiter (foudre) et apprit à son successeur Tulius Hostillius, le secret de son pouvoir. Mais Tulius Hostillius moins savant sans doute, ne profita pas de l’enseignement. Selon Tite-Live et Denys, il commit un jour en 630 av J.C une erreur de manipulation ( mauvais isolement) et périt foudroyé au cours d’une fête religieuse. Ce qui prouve que Salomon n’avait pas eu tort de tenir la science hors de portée du profane. Au VIè siècle avant notre ère, Porsenna roi d’Étrurie, connaissait le secret de Numa et s’en servit pour foudroyer un animal monstrueux ( appelé Volt, curieuse coïncidence ) qui semait la terreur dans le royaume. L’historien et médecin grec Ctésias, au IVè siècle av J.C, apprit au cours de ses voyages en Perse et en Égypte, une sorte de secret magique qui paraît être la déformation d’une connaissance scientifique. Ctésias possédait deux épées "  miraculeuses " qui, fichées en terre, la pointe en haut, écartaient les nuées, la grêle et les orages

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Dernière Modification   22/12/16

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