Le gouvernement provisoire

 

Comme nous l’avons vu, c’est en mai 1943 qu’est crée le conseil national de la résistance par Jean Moulin. Regroupant toutes les tendances il a le général de Gaulle comme chef et Giraud commandant en chef de l’armée. Ce conseil s’installe à Alger et de Gaulle crée un gouvernement formé de personnes de Londres et Alger et qui comporte une assemblée législative, il en devient le chef. Arrivé à Rambouillet le général de Gaule ordonne aux premiers éléments de la division Leclerc de foncer sur Paris, c’est à 22heures30 que les chars pénètrent dans la capitale. Août Von Choltitz signe la capitulation. Arrivé à Paris avec ses compagnons, le général dira à Bidault lors de la réception à l’hôtel de ville je n’ai pas à proclamer la république, elle n’a jamais cessé d’exister. De Gaulle qui s’est installé au ministère de la guerre s’efforce de rétablir l’ordre, le ravitaillement de la capitale et d’éviter les frictions entre les communistes et lui. Début septembre il crée un gouvernement d’union nationale, les communistes détiennent les portefeuilles de la santé et de l’air. Les FFI et les FTP sont intégrés dans l’armée, la presse parisienne se remet en place. Octobre 1944, le gouvernement accorde le droit de vote aux femmes. Novembre institution d’une haute cour de justice destinée à juger les membres du régime de Vichy de 1940à1944. Une vingtaine d’affaires dont cinq importantes (Esteva, Laval, Pétain, Dentz, Darnand). Le gouvernement nationalise les houillères du Nord Pas de Calais. Décembre de Gaulle et Georges Bidault signent un pacte d’alliance avec la Russie. Le général de Gaulle visite les villes de province. Il montre ainsi à l’étranger que l’ordre est rétablit en France, et qu’un gouvernement régulier gère les affaires du pays. Le parti communiste entérine la dissolution des FTP et leur intégration au sein de l’armée. Mendés France qui est ministre de l’économie préconise une politique d’austérité et de restrictions, il n’est pas suivi et démissionne. De violentes manifestations éclatent en Algérie, en faveur de l’indépendance. Juin 1945 délimitation des quatre zones d’occupation en Allemagne. La Russie obtient 48% de la superficie ce qui représente 45% de la population. Le gouvernement français dépose un projet de loi sur les élections à l’assemblée nationale en vue de remplacer celle qui siégeait à Paris depuis plus de huit mois. Un référendum demandera aux Français de répondre par oui ou non à deux questions. Vote d’une assemblée constituante qui sera chargée de préparer la nouvelle constitution et cette assemblée devrait être souveraine, le gouvernement serait responsable devant elle. De Gaulle demande de voter oui aux deux questions, mais les communistes disent oui pour la première et non à la seconde. Juillet août 1945 ouverture du procès du maréchal Pétain. Après avoir justifié la légalité de son pouvoir qui lui a été attribué par l’assemblée nationale en juillet 1940, le maréchal ne participera plus aux débats. Il est condamné à mort le 15 août 1945, sa peine est commuée en détention à vie. Il sera enfermé à l’île d’Yeu où il mourra le 23 juillet 1951 à l’âge de quatre-vingt quinze ans. Signature des accords de Potsdam ceci règle définitivement le sort de Berlin. La France n’ayant pas été conviée, ne signe pas l’accord. Au Viet Nam début de l’insurrection contre les troupes françaises. Hô Chi Minh chef insurrectionnel proclame l’indépendance du Viet Nam. Le 4 octobre ordonnance du général de Gaulle qui institue la sécurité sociale pour tous les salariés et des allocations en faveur des jeunes ménages et des familles nombreuses. Le 9 octobre, Laval est livré à la France par l’Espagne pays où il s’était réfugié. Il est condamné à mort et fusillé. Les résultats du référendum donnent 96% de oui en faveur de la première question et 61% pour la seconde. Aux législatives, les communistes obtiennent 152 sièges, la SFIO 142 et le MRP 141. Félix Gouin de la SFIO est élu président de l’assemblée. Le général de Gaulle est élu chef du gouvernement provisoire. Lors de la formation du ministère de Gaulle refuse de donner des postes importants aux communistes. Plutôt que de céder il préfère quitter la séance. Le gouvernement comprendra cinq ministres communistes. Décembre nationalisation de la banque de France. Le 20 janvier 1946 le général de Gaulle annonce au pays et à l’assemblée qu’il donne sa démission considérant sa tache terminée, mais en fait c’est parce que ses convictions étaient opposées à celles de ses ministres.


Dernière Modification   21/12/16

© Histoire de France 1996