Naissance de la révolution française (page 1)

Après deux cent vingt ans, il est toujours d'actualité d'honnir la révolution française et ses atrocités. Ce triste épisode de notre histoire, s'est nourri des révoltes du peuple contre les injustices, les impôts, la faim et la crise économique. Il ne faut surtout pas oublier que la révolution française fut la suite logique à de nombreux mouvements mondiaux. Il y eut la révolution américaine, puis en 1781 la révolution hollandaise. Les idées reçues sont tenaces, car beaucoup pensent que nous sommes à l'origine de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il n'en est rien. Ce sont les Etats-Unis qui furent les premiers à proclamer cette loi. Deux ans avant la révolution française, les Etats-Unis mettent en place une constitution avec séparation des pouvoirs, chez nous Montesquieu l'avait réclamée depuis longtemps. Pendant ce temps les Hollandais se révoltaient contre le despote Guillaume V prince d'Orange. Cette insurrection donnera le pouvoir aux citoyens. Toutes ces manifestations dans la manière de gérer un pays, parviendront jusqu'en France. Lors de son règne Louis XV avait pressenti la menace, aussi préleva t-il l'argent des impôts là où il se trouvait, évitant ainsi les "fractures sociales". Suite à l'affaire de La Chalotais en 1770, Louis XV réorganise son ministère autour de Maupeou avec l'abbé Terray et le duc d'Aiguillon aux affaires étrangères. Contrairement à ce qu'ont pu laisser sous-entendre certains historiens, Louis XVI n'était nullement niais, car le choix de ses ministres était fort judicieux. Necker, le mal aimé, le décrié, essaya de réformer les finances ainsi que les mœurs en politique. Malheureusement le roi ne poursuivit pas cette politique. De plus avec l'abrogation des réformes de Maupeou et Terray, Louis XVI signa la fin de l'ancien régime. Bon début de règne en vérité ! Les véritables destructeurs de l'ancien régime sont les parlementaires qui n'accepteront jamais de renoncer à leurs avantages, forçant ainsi Maurepas à les rétablir. Quant à Turgot nommé contrôleur général des finances, il hérite d'une dette de 220 millions de livres qui ne cessera d'augmenter de 1778 à 1789. Il prône la libre circulation des grains et les économies. Il sera confronté à la guerre des farines suite à une inflation causée par la récolte désastreuse de 1774. Il va réagir. Entouré de Saint-Germain et Lamoignon de Malesherbes, il prend plusieurs mesures désagréables, de ce fait il sera l'ennemi des privilégiés, des conservateurs et des partisans de l'ancien régime.  


Dernière Modification   20/12/16

© Histoire de France 1996