Le mandat de Gaston Doumergue

 

Le 13 juin 1924, le président du sénat Gaston Doumergue est élu président de la république par cinq cent quinze voix contre trois cent neuf à Painlevé. Il charge Édouard Herriot de former le gouvernement. Herriot prend le ministère des affaires étrangères et nomme Chautemps à l'intérieur, Édouard Daladier aux colonies, Queille à l'agriculture et François Albert à l'instruction publique. Puis Herriot annonce la couleur : apaisement avec les pays extérieurs, justice sociale et retour à la laïcité. Ce projet amènera de vives protestations  parmi les catholiques. Le 5 septembre à Genève est signé un accord entre quarante sept nations. Le désarmement peut être envisagé. Le 28 octobre, la France reconnaît le gouvernement des soviets. Novembre, transfert des cendres de Jaurès au panthéon. Les difficultés économiques se font plus pressantes, les Français qui votent à gauche, voudraient voir leur porte-monnaie pencher à droite. Herriot hésite être libéral ou social. Les socialistes qui parlent d'impôt sur le capital font fuir la confiance. le retour à la laïcité provoque de vives réactions. Le général de Castelnau crée la fédération nationale catholique. Le pays a retrouvé un équilibre économique, mais l'état est endetté, et, il vit au dessus de ses moyens. La chambre refuse à Herriot la demande d'une avance auprès de la banque de France. Clemenceau, ministre des finances démissionne. Le 10 avril 1925, le ministère Herriot est renversé par le sénat. Le 17, formation du ministère Painlevé, Joseph Caillaux est aux finances, Briand est aux affaires étrangères, Steeg à la justice, de Monzie à l'instruction publique. Lors des élections municipales, de violents heurts font trois morts rue Daurémont, trois jeunes patriotes sont tués par les communistes. Le trouble s'installe dans la population. En juillet, le ministre des finances s'adresse aux Français à la radio, pour les inciter à souscrire à l'emprunt. A l'étranger les difficultés s'aggravent. Au Maroc Lyautey arrive à contenir les rebelles. En Syrie, Sarrail doit faire face à une révolte générale. En Indochine le gouverneur général est assassiné et des émeutes locales éclatent. En octobre le maréchal Lyautey est remplacé par Steeg. Démission du gouvernement Painlevé. Ce dernier est de nouveau chargé de créer un nouveau gouvernement, et propose un plan financier comportant le renforcement des bons du trésor. la gauche repousse le projet et Painlevé est renversé. Le 23 novembre Aristide Briand forme le nouveau gouvernement, avec Chautemps, Loucheur, Monzie. En décembre, la livre atteint cent trois francs et le dollar vingt-quatre. Les nouveaux pauvres sont de plus en plus nombreux. janvier 1926, les députés ratifient le pacte de Locarno, signé le 25 octobre 1925, dans lequel l'Allemagne reconnaît les frontières occidentales du Reich. La Grande Bretagne et l'Italie sont cosignataires de ce traité. Le ministre Briand s'en sort très bien avec sa politique étrangère, mais échoue dans sa tentative de redressement des finances publiques, la chambre lui refuse la confiance, il démissionne. Briand est reconduit par Doumergue, et forme un nouveau gouvernement. Il nomme Raoul Péret aux finances et Malvy à l(intérieur. Cet ancien condamné par la haute cour de justice est rejeté par l'assemblée. Il démissionne et est remplacé par Jean Durand. Le 31 mars, le taux de la livre atteint cent quarante et un francs, celui du dollar vingt-huit. Fin avril la livre atteint cent quarante neuf francs, le dollar trente. Suite à l'offensive du maréchal Pétain lancée au Maroc en avril, fin mai, Abd el-Krim chef des rebelles est contraint de se rendre. Juin Raoul Péret démissionne, ceci entraîne la chute du cabinet Briand. Neuf jours plus tard Briand, encore lui, reforme un nouveau gouvernement. Caillaux est aux finances. Pendant ce temps, fin juin la livre côte cent quatre vingt francs, le dollar trente-neuf. En juillet, un plan de sauvetage décidé par des experts, préconise le vote d'impôts nouveaux. Or comme la majorité de gauche n'a pas confiance en Caillaux Herriot président de la chambre, fait un discours pour défendre les droits de l'assemblée, les libertés et l'égalité. Caillaux est renversé. Herriot est chargé de former le nouveau gouvernement. Monzie prend les finances. Malgré cela la livre atteint deux cent quarante cinq francs, le dollar cinquante, les rentiers commencent à perdre des plumes. Lors d'une séance à l'assemblée, Herriot avoue qu'il sera obligé de vendre des biens publiques. Le jour même il est reversé. Le cartel des gauche est fini. Le 23 juillet, Doumergue, qui a le champ libre,  nomme alors Poincaré pour relever la monnaie. celui ci prend les finances, Briand aux affaires étrangères, Painlevé à la guerre, Herriot à l'instruction publique, Barthou à la justice, Albert Sarrant à l'intérieur, Tardieu aux travaux publics, Marin aux pensions. Au seul nom de Poincaré, la confiance revient, fin août la livre cote cent soixante francs, le dollar trente deux. Poincaré qui n'est autorisé à gouverner que par décrets, décide d'appliquer une politique économique rigoureuse. Il supprime plus de cent sous-préfectures et tribunaux. L'opposition socialiste se tait car les mesures portent leurs fruits, les communistes, eux, manifestent dans les rues. Grâce au traité de Locarno, l'Allemagne entre dans la société des nations. Décembre, la livre a chuté et Poincaré a gagné. Janvier 1927, tout va mieux Doumergue inaugure le boulevard Haussmann. Le 6 avril Aristide Briand propose aux USA un pacte de renonciation à la guerre, ce pacte est approuvé en juin. En juillet, le budget est voté, il est en équilibre. La livre est fixée à cent vingt-quatre francs, le dollar à vingt-quatre. Le franc a perdu les trois quarts de sa valeur de 1914. Août 1927, Sacco et Vanzetti sont condamnés à mort aux USA et exécutés. A Paris suite à cela de violentes émeutes éclatent, elles sont dirigées par les communistes, les manifestants se ruent sur la police, saccagent les bars, profanent les la tombe du soldat inconnu, mais pourquoi ?, la police, les tenanciers de bar et le soldat inconnu n'y étaient pour rien. La populace est comme un troupeau de moutons, il suffit que parmi eux, un chef se mette à hurler, pour qu'ils se mettent tous à bêler. C'est ce qu'il s'est passé pendant la révolution et en mai 1968, où aprés avoir bien vociférer Dany le rouge est devenu quelques temps plus tard ministre des verts, on en verra vraiment de toutes les couleurs avec cette foutue politique. Dans l'histoire, qu'il soit mouton ou non, c'est toujours le peuple qui est marron. En décembre l'état américain propose d'étendre le pacte de renonciation à la guerre à tous les états du monde. Janvier 1928, le service militaire est ramené à un an. L'assemblée vote en mars la loi sur les assurances sociales. Aux élections législatives du 29 avril, les communistes perdent douze sièges et suite à un mauvais report de voix à gauche, les socialistes perdent la majorité au profit des modérés. De ces élections sortiront trois cent vingt-trois voix pour Poincaré la gauche n'en obtenant que deux cent quatre-vingt trois. Doumergue, après avoir accepté selon l'usage, la démission de Poincaré, le renomme avec la charge de réformer la gouvernement. Il reprend les mêmes, sauf Fallières le ministre du travail, qu'il remplace par Loucheur. L'assemblée vote la dévaluation du franc. En août signature du plan Briand-Kellogg, par soixante quatre nations. En URSS, Staline exile Trotski et met en place son plan d'établissement du socialisme. Suite à une attaque virulente de Caillaux au congrès socialiste d'Angers les ministres radicaux donnent leur démission. Pour les remplacer Poincaré nomme Tardieu à l'intérieur et Marraud à l'instruction publique. Le 20 mars 1929 mort du maréchal Foch. Le 27 juillet, suite à une intervention chirurgicale Raymond Poincaré démissionne. Doumergue charge Briand de former le gouvernement. Tous les ministres de poincaré. Le 22 octobre la chambre des députés renverse le ministère Briand. Doumergue fait appel à Daladier, puis à Clémentel, pour finir par appeler André Tardieu. Ce ministère comprendra seize ministres avec deux nouveaux : postes et marine marchande. Le 24 novembre mort de Clemenceau. Le 4 janvier 1930 grave mutinerie au Tonkin. Le ministère Tardieu suite à une malencontreuse demande de question de confiance par Cheron ministre des finances, est renversé. Tardieu appelle Chautemps, il est renversé le jour même. Il appelle alors de nouvelles têtes, Reynaud aux finances, Laval aux pensions Flandin commerce. Fin mars l'assemblée vote l'institution d'une pension en faveur des anciens combattants. Révolte au Tonkin, la répression fait deux cent soixante dix morts. Novembre Krach de Wall Street Oustric, banquier qui a obtenu des appuis particuliers de la part de Péret, est arrêté, ceci entraîne la chute du gouvernement Tardieu. Steeg forme un gouvernement de gauche avec Cheron, Briand, Barthou, Chautemps, Sarraut, Painlevé. Le 3 janvier 1931 mort du maréchal Joffre. Le 22 janvier le ministère Steeg est renversé. Le 27 janvier Doumergue nomme Laval pour former le gouvernement. Le 13 juin 1931 le mandat de Doumergue s'achève. C'est l'élection de Paul Doumer.


Dernière Modification   22/12/16

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