Le mandat de Félix Faure

 

Le 17 janvier 1895 Félix Faure est élu président de la république, au deuxième tour de scrutin. Alexandre Ribot forme un cabinet modéré. Vote de l’amnistie des délits politiques et journalistiques. Troubles à Madagascar et envoie de trente cinq mille hommes. Les fièvres en feront disparaître cinq mille six cents. La Russie l’Allemagne et la France interviennent auprès du japon pour qu’il annule le traité imposé à la Chine. Juillet recherche et enquête discrète sur la véritable culpabilité de Dreyfus, et recherche de la vérité sur le huis clos du procès. Le 1er octobre la reine Ranavalona de Madagascar signe le traité reconnaissant le protectorat français. Formation d’un nouveau ministère par le radical Bourgeois. Ce ministère ne possèdera jamais de majorité à l’assemblée, car il n’est soutenu que par les groupes de gauche. Février 1896, le vote du budget fait des mécontents. Très forte augmentation des crédits alloués à la guerre et à la marine, mais surtout institution d’un impôt sur le revenu. Mars rebondissement dans l’affaire Dreyfus, un pneumatique en provenance d’Allemagne met en cause un officier d’origine hongroise, le commandant Esterhazy. En avril, le sénat vote une loi par laquelle il refuse d’approuver un gouvernement qui n’aurait pas la confiance des deux assemblées. Victoire des socialistes dans douze villes aux élections municipales. Fin mai ils fêtent leur victoire dans un grand banquet. En août le colonel Picquart fait part de ses soupçons au sujet d’Esterhazy, au général Gouse, sous chef d’état major " Laissez la famille de Dreyfus prouver son innocence " répond t-il. Picquart est écœuré. Une machination est orchestrée contre Picquart par le commandant Henry pour le convaincre d’erreur. Picquart est envoyé en Tunisie et Henry prend sa place à la direction des services de renseignement. Le commandant Marchand commence sa marche vers la Haute Égypte. Gallieni parvient à ramener le calme à Madagascar. Un incendie qui fait cent vingt morts se déclare au bazar de la charité. Certains journaux continuent à réclamer la révision du procès de Dreyfus. Un sénateur alsacien a la certitude que l’on a fourni des faux au procès du capitaine Dreyfus. L’état major contre attaque en faisant paraître dans la presse une campagne contre les partisans du traite Dreyfus. L’opinion publique comme toujours est bien occupée par les futilités, les petits potins, ou dans ce cas, le voyage de Félix Faure en Russie. En novembre devant la montée des partisans favorables à la révision du procès, le ministère de l’intérieur fait publier une note affirmant que Dreyfus a été justement condamné. Le sénateur alsacien Scheurer-Kestner publie un article tout contraire. Il ne reste aux défenseurs de Dreyfus que de faire agir Scheurer-Kestner au sénat. Après un vif débat on réaffirme que Dreyfus a été " justement et légalement condamné " Méline conclut " Il n’y a pas d’affaire Dreyfus " Esterhazy est déféré devant le conseil de guerre l’audience à huis clos l’acquitte. Triomphe des antidreyfusards. Le 14 janvier 1898 à la une de l’Aurore on peut lire le " j’accuse " de Zola. Il énumère les irrégularités du procès accuse deux ministres de la guerre l’état major et les experts d’avoir mené une campagne pour tromper l’opinion. Toute la France va se passionner pour cette affaire. De violentes manifestations anti-sémites ont lieu à Paris et en province. Février 1898 Émile Zola est déféré devant la cour d’assises pour diffamation, il est défendu par Jean Jaurès. Il est condamné à un an de prison et trois cent mille francs d’amende. Le jugement sera cassé pour vice de forme. Aux législatives du 22 mai les républicains ont deux cent cinquante quatre sièges, la gauche deux cent trente cinq et les conservateurs quatre vingt. Deschanel est élu président de la chambre. Brisson forme un cabinet radical le nouveau ministère obtient le vote de confiance. Le ministre de la guerre, Godefroy Cavaignac, interpellé à l’assemblée, réaffirme que toutes les pièces contre Dreyfus existent et justifient sa condamnation. Dans une lettre adressée au président du conseil, Picquart affirme que plusieurs pièces u dossier entre autre le " petit bleu " son-t fausses. Picquart est emprisonné. Esterhazy est aussi emprisonné mais pour escroquerie. Sur le conseil de Clemenceau Zola s’enfuie en Angleterre, la cour de Versailles vient de confirmer sa condamnation. Retournement de situation, en août, dans l’affaire Dreyfus. Le commandant Henry avoue que le " petit bleu " est un faux fabriqué par lui pour étayer la culpabilité de Dreyfus. Henri est enfermé au mont Valérien le 30 août, le lendemain il est retrouvé mort ? Picquart est libéré. Démission du général de Pellieux, du général de Boisdeffre. Esterhazy s’enfuie à Londres. Cavaignac est remplacé par le général Zurlinden, il démissionne aussitôt et est remplacé par le général Chanoine. Le 29 octobre 1898 la cour de cassation accepte la révision du procès. Le 10 février 1899 pour plaire à Félix Faure qui est opposé à la révision , Dupuy fait voter une loi qui modifie la procédure de révision. Dorénavant le jugement doit être rendu par toutes les chambres réunies. Le 16 février 1899 Félix Faure succombe à une congestion cérébrale.


Dernière Modification   22/12/16

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