Le mandat d'Albert Lebrun

 

Le 10 mai 1932, Albert Lebrun est élu président de la république. Il sera le quinzième et le dernier président de la troisième république. Tardieu ayant donné sa démission suite aux résultats des dernières élections législatives, c'est Herriot qui est chargé de former le nouveau ministère. Ayant un mauvais souvenir sut le soutient des socialistes, Herriot essaye en vain de former un gouvernement à composante républicaine. Son ministère comportera dix huit ministres et quatre sous-secrétaires d'état, il est à majorité issu de radicaux socialistes. La situation du pays n'est pas bonne : les exportations diminuent, l'agriculture s'effondre, le chômage augmente. Le 9 juillet 1932, fin de la conférence de lausanne. L'Allemagne est définitivement dégagée du paiement des réparations de guerre. Mais comme de nos jours la France ne voit pas sa dette envers les États-Unis annulée ?. C'est vrai, les socialistes possèdent le monopole du cœur, mais avec le travail et l'argent des Français. Le programme d'austérité mis en place comporte la réduction des dépenses militaires, un impôt sue les valeurs immobilières et sur la bourse. Augmentation de l'impôt sur le revenu et sur les tarifs postaux. Suite à sa décision de continuer à payer notre dette aux USA, le gouvernement Herriot est renversé (Pourquoi l'assemblée a t-elle voté l'annulation de la dette de l'Allemagne envers la France pour réparations de guerre ?). Le 18 décembre 1932 formation du cabinet Paul Boncour avec Leygues, Daladier, Painlevé, Sarraut, Dalimier, Monzie et Chéron aux finances. Le 4 janvier 1933 le ministère est renversé. En Allemagne la situation est la même, le plan de finance est rejeté. Hindenburg fait appeler Hitler à la chancellerie du Reich. Formation en France du ministère Daladier. Mai institution de la loterie nationale. Juin Boncour négocie avec Mussolini Hitler et l'Angleterre un pacte à quatre. Il est signé à Rome. En septembre l'Allemagne exige l'application de l'égalité des droits en matière d'armement. Refus de la France. Fin 1933 le déficit budgétaire s'aggrave. Daladier décide un prélèvement de 6% sur les salaires de la fonction publique. Le cabinet est renversé. Albert Sarraut forme le nouveau ministère. Novembre 1933 Hitler est élu avec 95% des voix. Sarraut reprend l'idée de Daladier en prélevant seulement 4% des salaires. Il est reversé. La France plonge vers l'abîme, le mécontentement grandit dans l'opinion publique, le chômage s'accentue. Chautemps forme le cabinet, et obtient le vote de la chambre pour le prélèvement modéré sur les traitements. Puis vient l'affaire Stavisky. Tissier directeur du crédit municipal de Bayonne est arrêté pour avoir émis 200 millions de faux bons de caisse. On découvre bien vite qu'il est complice d'un escroc célèbre, Stavisky. Tissier met en cause le député de Bayonne garat. Le 8 janvier, alors qu'il allait être arrêté Stavisky se suicide.... ou est suicidé. Il n'y a pas si longtemps un ex premier ministre en à fait autant ?. Personne ne croit au suicide, mais plutôt à son élimination pour l'empêcher de parler. Violentes manifestations devant le palais Bourbon puis à l'hôtel de ville. Le 27 janvier 1934 la démission du garde des sceaux compromis dans l'affaire entraîne la chute du cabinet. Fin janvier constitution du cabinet Daladier. Il est formé en majorité, comme le précédent de radicaux socialistes. (Je tiens à faire une remarque les socialistes prétendent qu'ils ont gouverné moins longtemps que la droite... on croit rêver, depuis la révolution c'est à dire en 1789 à part Mac Mahon je n'ai jusque maintenant vu aucun gouvernement qui ne soit pas de gauche ?, et je ne suis qu'en 1934. Je me propose de faire le compte lorsque je serai arrivé à nos jours). Parmi ses ministres Daladier va nommer Frot au ministère de l'intérieur. La France va bientôt s'apercevoir qu'il ne faut pas s'y frotter. En effet le premier frappé sera le préfet de police qui passe pour avoir des sympathies avec les ligues, puis le préfet de la Seine, de l'Oise, le directeur de la sûreté et l'administrateur de la comédie française... pourquoi ? parce que la pièce qu'il présente est accusée de provoquer des émeutes contre le gouvernement. Les décisions aberrantes du gouvernement vont déclencher en février de vives émeutes. Appel à toutes les organisations politiques et aux ligues à manifester. Le nouveau préfet de police a fait bloquer l'accès au palais Bourbon, mais les manifestants se massent sur les Champs Elysées et aux Tuileries. La foule se lance à l'assaut aux cris de :"Assassins, à nous les agents !" Cette foule est formée de petits bourgeois, commerçants, artisans écœurés par la politique. Puis les anciens combattants foncent, autobus incendiés. le chef de la police ordonne le feu, les barrages cèdent la foule est déchaînée. A l'assemblée on entend "Démission, démission, à bas les fascistes !" ripostent les communistes. Daladier promet que toute la lumière sera faite sur ce scandale. Il n'acceptera que trois interpellations sur dix huit. Suite à cette décision on le surnommera le dictateur. La foule se rue sur l'assemblée, les coups de feu claquent. Le député Scapini se dresse et dit "On se bat aux portes du Palais, on tire Monsieur le Président, avez vous donné l'ordre de tirer ? répondez !". Daladier se tait. Ferdinand Buisson essaye de clore la séance. Scapini "C'est un gouvernement d'assassins !qu'il s'en aille !" Daladier soutenu par un gouvernement de gauche est réélu. Dans la rue la situation s'aggrave. Les anciens combattants, avec à leur tête leur président Georges Leboucq s'avancent vers le faubourg Saint-honoré, Georges Leboucq est blessé, il y a vingt morts et mille blessés. Daladier et Frot décident de faire l'armée (on a déjà vu cela) L'assemblée radicale de gauche s'affole. Daladier finit par démissionner. Le président Albert Lebrun, suite au conseil de Pierre Laval contactent Gaston Doumergue et le supplie d'accepter de former le gouvernement. Les manifestants ne sont pas fascistes, ils ne veulent pas renverser le gouvernement, ni les institutions , ils sont tout simplement écœurés par la vénalité des politiciens. Les communistes et les socialistes mettent à profit ces émeutes pour s'unir en un front commun que l'on appellera le front populaire. Doumergue forme un cabinet d'union nationale avec Tardieu, Herriot, des radicaux et des modérés. Le maréchal Pétain a reçu le ministère de la guerre. Les socialistes sont exclus du gouvernement. Deux commissions d'enquête sont constituées pour légiférer sur les évènements du 6 février. Juin, bagarres dans diverses villes de province suite aux réunions des croix de feu. Paul Reynaud demande la dévaluation du franc. Septembre, admission de l'URSS par la SDN. Le 9 octobre, le roi Alexandre de Yougoslavie en visite à Marseille et le ministre français des affaires étrangères Louis Berthou sont blessés à mort par Pétrus kalamen, membre de l'organisation croate des Oustachis. Le 13 octobre le ministre de l'intérieur est remplacé par Marchandeau. Laval devient ministre des affaires étrangères. Novembre Doumergue présente une loi qui permet au chef de l'état de dissoudre l'assemblée sans l'accord du sénat. On l'accuse de vouloir tenter une expérience de pouvoir personnel. Herriot et tous les radicaux démissionnent. A son tour Doumergue démissionne. La vieille constitution  de la république restera en l'état. Le nouveau gouvernement dirigé par Flandin, retrouve Herriot. Le nombre de chômeurs atteint quatre cent vingt mille et augmente de dix mille par mois. Janvier 1935, Pierre Laval est décidé à neutraliser l'Allemagne. Aussi signe t-il des accords avec Mussolini. Il cède à l'Italie les terres aux confins de la Libye et en Afrique équatoriale Française, contre une réduction des droits italiens sur la Tunisie. Mars 1935 allongement du service militaire de 18 à 24 mois. Paul Reynaud décide la construction de chars de combat comme le préconise le colonel de Gaulle. Le ministre de la guerre refuse prenant pour prétexte que la ligne Maginot est infranchissable. Nous verrons quatre plus tard qu'avec Hitler il n'en est rien. En effet en cette année 1935, il montre son nez car contre l'avis du traité de Versailles il rétablit le service militaire obligatoire en Allemagne. En mai 1935 à Moscou Laval signe un traité avec l'URSS. Pour stopper la crise qui s'aggrave Pierre Etienne Flandin demande à gouverner par décrets-lois. Il est renversé, c'est Ferdinand Buisson qui est chargé de former le nouveau cabinet. Il prend Herriot, Marin et Pétain, mais deux jours plus tard il est mis en minorité. C'est alors Pierre Laval qui forme le gouvernement il sera de centre gauche. De graves maladresses seront à l'origine du triomphe du front populaire. Le 18 juin, signature d'un accord naval entre l'Allemagne et l'Angleterre. Le 14 juillet 1935 cinq cent mille personnes défilent de la Bastille à la République en acclamant Blum, Thorez et Daladier. En Août, les Italiens manifestent clairement leur intention de prendre l'Éthiopie. Le 3 octobre, les troupes italiennes envahissent l'Éthiopie, la France ne peut rester indifférente. La SDN se contente de faire appliquer des sanctions économiques contre l'Italie. Laval les appliquera très mal. Novembre, ouverture du procès des complices de Stavisky, onze inculpés seront acquittés, Tissier condamné à sept ans de travaux forcés, les autres à la prison. Laval et le ministre anglais des affaires étrangères mettent sur pied un plan qui pourrait permettre le cessez le feu en Éthiopie, Hailé Sélassié conserverait son trône. le ministre anglais est remplacé par Antony Eden. Le 22 janvier 1936 démission du gouvernement. Albert Sarraut forme le nouveau ministère avec des radicaux et des républicains de gauche. Le 7 mars 1936 Hitler dénonce le pacte de Locarno, le gouvernement de Sarraut, trop faible se contente de porter l'affaire devant la SDN, qui se prononce pour une condamnation morale de l'Allemagne. (Hitler est entrain de gagner des points, il a gagné sa première bataille). Avril-mai l'Italie termine la conquête de l'Éthiopie Hailé Sélassié se réfugie à Londres. Victoire incontestable du front populaire qui prend le pouvoir. la meilleure façon de conserver la majorité est de rassurer les classes moyennes qui votent pour les radicaux. Les communistes vont s'y employer, car ils ne participent pas au nouveau gouvernement Léon Blum ne constituera son gouvernement que début juin. Et les ouvriers déclenchent des grèves sur le tas. Le mouvement s'étend à tous les établissements industriels parisiens et bientôt dans toute la province. La grève devient quasi générale, on chante on danse au son de l'accordéon. Enfin le 4 juin Blum forme son gouvernement avec Daladier à la défense, Vincent Auriol aux finances, Pierre Cot à l'air, Roger Salengro à l'intérieur, Chautemps à l'éducation Madame Jolio Curie à la recherche, Léo Lagrange aux sports. Blum demande aux ouvriers de reprendre le travail, en vain. La situation s'aggrave. Léon Jouhaux secrétaire de la CGT échoue lui aussi. C'est alors qu'à Matignon, sous la présidence de Blum, sont réunis les représentants du patronat et de la CGT sur la semaine de quarante heures, les congés payés, les conventions collectives, la reconnaissance du droit syndical, la discussion sur l'augmentation des salaires est plus âpre. Il est accordé de 7 à 15% d'augmentation. Les syndicats s'engagent à faire cesser la grève. A la radio Léon Jouhaux clame la victoire, il est loin, ce représentant de la classe populaire, de se douter que trois plus tard la France sera en guerre. En juin on met en place les congés payés, les conventions collectives et la semaine de 40 heures. Léon Blum espère que la réduction du temps de travail forcera le patronat ç augmenter le nombre des ouvriers et résorbera  le chômage. En 2000 les mêmes on récidivé avec les 35 heures ? Il pense aussi que l'augmentation des salaires amènera une augmentation du pouvoir d'achat des Français. Il n'ignore pas qu'il risque l'inflation, mais il compte sur le patronat pour supporter le choc . La France et SDN lèvent les sanctions contre l'Italie. Le parti des croix de feu devient le (parti social français). Doriot, lui, crée le parti populaire français, cet ancien communiste ne cache pas sa sympathie pour la doctrine nazie. Juillet assassinat de Calvo Sotelo, chef monarchiste espagnol, début de la guerre d'Espagne. Signature d'un accord entre la France et la Syrie. Le Liban retrouve son indépendance en échange d'avantages culturels et économiques. Nous l'avons vu plus haut, Léon Blum espérait que l'augmentation du pouvoir d'achat inciterait les industriels et les chefs d'entreprise à donner un coup de fouet à l'économie. Mais il n'avait pas compris qu'une politique socialiste s'oppose toujours au libéralisme économique, la confiance ne se commande pas, l'or et les capitaux fuient, le chômage augmente, c'est encore vrai de nos jours (1). Léon Blum est obligé de dévaluer le franc de 25%. Tous les journaux condamnent cette dévaluation. Et, les journaux d'extrême droite font parler d'eux, ils accusent Roger Salengro de désertion en 1915 pendant la guerre , ce dernier se suicide le 17 novembre 1936. Février 1937 Blum, Daladier et l'état major étudient le moyen d'augmenter notre armement, mais Blum et Daladier refusent toujours les divisions blindées préconisées par le colonel de Gaulle. 1937 est l'année de l'exposition internationale. Pour faire activer les travaux, Blum rend visite aux ouvriers sur le chantier, mais il est hué. Malgré son adjuration aux travailleurs de terminer à temps, rien n'y fait, les grèves des bras croisés se multiplient. Des bagarres éclatent sur les chantiers de l'exposition entre ouvriers français et étrangers, ces derniers ne voulant pas faire grève. Avril le roi des Belges Léopold III  annonce la neutralité de son pays. Le 24 mai Albert Lebrun inaugure l'exposition internationale. Seuls les stands de l'Allemagne et de la Russie sont terminés. Fin juin le ministère Blum est renversé, malgré qu'il est obtenu les pleins pouvoirs. Le contrôle des changes est interdit Vincent Auriol déclare que cette mesure est inacceptable. Le sénat repousse le projet, Blum doit démissionner. Formation du cabinet Chautemps, la majorité des ministres du précédent ministère conservent leur place. La situation financière est catastrophique les caisses sont vides. On est forcé de faire appel à la caisse des dépôts pour assurer les paiements de juin. Plusieurs propositions seront faites. Emprunt à la banque de France d'une somme de quinze milliards, économies strictes, suppression de la parité entre l'or et le franc, ( la monnaie devient flottante) et l'élévation du taux de l'impôt. Trois semaines plus tard le franc est stabilisé. Le 31 août création de la SNCF. Malgré tout cela le mécontentement s'aggrave dans la classe ouvrière, fin décembre une grève générale des services publiques éclate . La France est entièrement paralysée. Janvier 1938 Chautemps demande à la classe ouvrière de cesser toute agitation. Les communistes accusent les puissances de l'argent d'être à l'origine du marasme les socialistes socialistes solidaires se retirent du gouvernement, Chautemps démissionne. Bonnet conseille alors à Albert Lebrun de dissoudre l'assemblée. Lebrun se contentera de rappeler Chautemps qui va former un ministère composé de radicaux socialistes et socialistes modérés. La situation continue à s'aggraver. Février Hitler prononce un violent discours au sujet de l'Autriche. Le chancelier autrichien comprend que Mussolini ne bougera pas si l'Allemagne envahit l'Autriche. Mars les Allemands envahissent l'Autriche, l'Europe ne bouge pas la France n'a plus de gouvernement Chautemps vient de démissionner les socialistes lui ayant refusé les pleins pouvoirs (Hitler gagne sa deuxième bataille). Le 13 mars Blum forme un ministère composé de socialistes et de radicaux : on prend encore et toujours les mêmes et on recommence. Le 13 mars 1938 proclamation de l'Anschuss. La constitution du nouveau ministère Blum n'empêche pas les grèves. Blum présente un projet comportant le contrôle des changes et de l'impôt sur le capital, le sénat repousse le projet. Léon Blum démissionne. Le front populaire a vécu. Mais quel désastre. Daladier forme un gouvernement évitant de prendre des socialistes. Sarraut est à l'intérieur, Bonnet aux affaires étrangères, Marchandeau aux finances, Reynaud à la justice, Mandel aux colonies, Zay à l'éducation. mai, décret gouvernemental qui décide une augmentation des impôts de 8%  sur deux ans 1938 et 1939. Hitler réclame le retour des Sudètes dans le giron de l'Allemagne. Lord Runcinam ministre anglais est envoyé auprès d'Hitler pour tenter de régler l'affaire des Sudètes. Daladier déclare que la France respectera ses engagements d'assistance militaire à la Tchécoslovaquie suite au traité du 16 octobre 1925. Les efforts de lord Runcinam échouent. En septembre face aux menaces allemandes on rappelle cent mille hommes sous les drapeaux, Hitler ayant déclaré publiquement au congrès socialiste de Nuremberg que ni la France ni l'Angleterre ni la Tchécoslovaquie ne le feront reculer. Les USA déclarent qu'ils n'interviendront pas en cas de conflit. Septembre Chamberlain rencontre Hitler à Berchtesgaden, il exige le cession au Reich des territoires comptant plus de 50% d'Allemands. Réunion à Londres de Halifax, Bonnet, Daladier et Chamberlain ils proposent la remise à l'Allemagne de trois territoires comprenant neuf cent mille Allemands. (Hitler gagne sa troisième bataille) Fin septembre Hitler revoit Chamberlain à Godesberg, prétextant des troubles exige l'entrée des troupes allemandes en Tchécoslovaquie le 26 et la remise des territoires le 28. Chamberlain refuse et obtient le recule de la date au premier octobre. Mobilisation générale en Tchécoslovaquie, rappel de un million cent mille hommes en France. dans un discours prononcé à Berlin Hitler annonce qu'avec le pays des Sudètes c'est la dernière revendication qu'il formule. Roosevelt lance un appel à Hitler. Nouvelles mobilisations de réservistes en France. Fin septembre 1938 signature des accords de Munich qui consacrent le démantèlement de la Tchécoslovaquie. Hitler ne respecte même pas ce traité, il annule le plébiscite qui doit avoir lieu sur le territoire des Sudètes. Paul Reynaud a remplacé Marchandeau aux finances. A Paris un attaché d'ambassade allemand est assassiné par un juif polonais. Violentes manifestations en Allemagne, on détruit leurs magasins et on incendie leurs synagogues. En mars 1939 Hitler exige que lui soit remis la destinée de la Tchécoslovaquie. Ce même jour les troupes allemandes occupent Prague, puis c'est la Bohême, la Moravie et la Slovaquie. Daladier et Chamberlain ont été dupés par Hitler. Leur abandon de la Tchécoslovaquie est une des erreurs de l'histoire qui, comme on le sait va entraîner la seconde guerre mondiale. Les Anglais sont indignés, mais, en France,  Paul Reynaud prépare le code de la famille et fat voter la prime à la première naissance, un système d'allocations familiales qui tient compte du nombre d'enfants à charge et un prêt au mariage pour les jeunes ménages. Il consacre sur le budget une somme de soixante milliards pour la défense nationale. Mais il est trop tard les effets attendus ne peuvent l'être qu'en temps de paix. Et la guerre menace. L'assemblée accorde les pleins pouvoirs au gouvernement. Il pourra ainsi par décret au conseil des ministres prendre toutes décisions pour la défense de la patrie. Hitler continue son expansion en réclamant à la Pologne la ville libre de Dantzig, de plus il annexe la ville de Memel en Lituanie. La France et l'Angleterre encouragent la Pologne à refuser les négociations sur Dantzig, et ils garantissent l'intégrité de la Belgique, de la Hollande et de la Suisse. Fin mars ils annoncent qu'ils apporteront un appui à la Pologne si elle est attaquée par l'Allemagne. Le 5 avril 1939 Albert Lebrun est réélu président. L'Italie envahit l'Albanie. Au message de Roosevelt à Hitler, daté du 14 avril et dans lequel il demandait de ne pas intervenir en Europe ni au Moyen Orient, Hitler répond qu'il exige le retour de Dantzig à l'Allemagne et le libre passage à travers la Pologne. En mai l'Allemagne et l'Italie signent un pacte. Tentatives d'accord entre la France l'Angleterre et la Russie, cette dernière connaissant la faiblesse des deux autres pays, pense plutôt à un accord avec l'Allemagne. Le 23 août 1939 est signé le pacte de non agression germano soviétique. A Paris on mobilise. Signature d'un traité entre l'Angleterre et la Pologne. Les ambassadeurs français et anglais font savoir à Ribbentrop qu'en cas d'attaque de la Pologne ils seront à ses cotés. L'humanité est interdite pour avoir approuvé le pacte germano soviétique. Enfin, Hitler accepte de négocier, mais il exige sans délai la remise de Dantzig et le passage en Pologne. Le 30 août 1939 la Pologne mobilise. Le 1er septembre l'Allemagne occupe la Pologne, tandis que son aviation bombarde les villes importantes. Le 3 septembre la France et l'Angleterre remettent un ultimatum à Ribbentrop fixant à 11 heures et 17 heures le début des hostilités. L'Italie décide de rester hors du conflit.


Dernière Modification   22/12/16

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