La fin de l'ancien régime

Au cours de l'année 1785, il y eut l'affaire du collier, et  la première réunion de l'assemblée du clergé, la révolution fait entendre sa voix. Calonne déclare qu'il exigerait " un état de tous les biens " ainsi que le gouvernement le réclamait depuis 1725 Mais, au dernier moment, il annonce qu'il se contentera d'un don gratuit de 20 millions. L'assemblée lui en accorde 18, mais exige, en échange, que le gouvernement ne demande pas cet état des biens avant un an. L'opinion publique en voudra beaucoup à Calonne d'Avoir cédé aussi facilement devant le clergé. Il aurait fallu oser faire de profondes réformes. Ceci fut préjudiciable pour Calonne sa popularité baissa fortement, Necker lui fait paraître un ouvrage, ( L'administration des finances ) qui est l'éloge de sa propre politique et une accusation très sévère de celle de Calonne. La générosité de Calonne pour les dépenses royales et des courtisans ( 32 millions par an ) le rend très impopulaire. Le 27 mars 1785 voit la naissance du duc de Normandie, le futur Louis XVII. Marie-Antoinette, le 24 mai 1785 fait son entrée à Paris. La reine y est froidement accueillie. Elle s'aperçoit de l'hostilité des Français mais se pose la question " Que leur ai-je fait ? " . L'affaire du collier est révélé à la reine le 12 juillet 1785 par un billet qui lui remet Bohmer. Frédéric II forme  une confédération, le Fürstenbund qui devient la plus grande puissance militaire d'Europe. Le roi, la reine, le garde des sceaux et le ministre de la maison du roi se réunissent le 15 août 1785 dans le cabinet royal. Louis XVI somme le cardinal de Rohan d'écrire un rapport immédiatement sur l'affaire du collier. Un quart d'heure plus tard le texte qu'il remet au roi, ne fait jour qu'à un seul fait " Une femme nommée Valois m'avait persuadé que c'était pour la reine qu'il fallait faire l'acquisition du collier et cette femme m'a trompé " Revêtu de son habit pontifical, le cardinal de Rohan sort du cabinet royal, toute la cour est massée dans les salons. C'est alors que tout le monde sursaute à la voix de Breteuil " Arrêtez Monsieur le Cardinal " L'effroi et la stupeur se lisent sur tous les visages, sauf sur celui du cardinal. Le scandale est considérable, les deux frères de la reine doutent de la culpabilité du cardinal, et n'osent poser la question à savoir " Est-ce que la reine est totalement étrangère à l'affaire ? " Paris n' a pas autant d'hésitations. Mme de La Motte est arrêtée le 19 août 1785 et elle nie sa participation à l'affaire. Il ne faisait aucun doute, pour les ennemis de la reine, qu'elle avait peu ou prou participé à l'affaire. Pour les plus indulgents la scène du bosquet où la reine aurait eut une entrevue avec le cardinal n'était qu'une manigance perpétrait par la reine, Breteuil et même Jeanne de la Motte, pour berner le cardinal de Rohan. Madame de la Motte reprenant l'intrigue à son propre compte Aveuglée par la vengeance, le reine estime le cardinal coupable, sinon d'avoir volé le collier, du moins d'avoir osé croire à son amour, et elle pousse le roi à renvoyer l'affaire devant le parlement ceci se passe le 22 mai 1786. La reine n'a pas hésité à confier son honneur à ceux qui la détestent et n'ont que le but de l'abaisser. Nous n'assisterons pas au procès du cardinal mais, celui de la reine. En effet le 31 mai 1786 le jugement est rendu en faveur du cardinal par 26 voix contre 22. Le cardinal, totalement blanchi est libéré. A la Bastille 10000 personnes crient leur joie en acclamant le cardinal et de voir " l'Autrichienne humiliée "On célèbre la défaite de la reine. Sur cette triste affaire vient se greffer un déficit important du budget. Calonne remet un mémoire au roi, dans lequel il propose une refonte des finances, et une révision de la constitution. Il préconise l'égalité pour les provinces et pour les trois ordres qui représentent la nation. Il s'interdit d'augmenter les impôts dit-il car si les salaires ont augmentés de 22%, les prix ont atteint une hausse de 65%. Cette réforme avait trois aspects : fiscal, économique et administratif. Son  l'intention était d'abolir les privilèges, mais connaissant l'opposition des parlements, il préféra présenter son plan de réforme à Louis XVI. Lorsque le roi en prit connaissance, il s'exclama "Mais c'est du Necker que vous m'apportez "  Calonne aurait répondu " Dans l'état actuel des choses, on peut rien offrir de mieux " Sachant que son projet ne serait pas enregistré par les parlements, Calonne obtint du roi, qu'il soit présenté à une assemblée de notables, Vergennes et Miromesnil s'y opposent mais doivent céder.(Ils obtiennent le report de l'assemblée à un an). Le 26 septembre 1786 un traité entre la France et l'Angleterre sur le commerce, met fin à un siècle de taxation des produits français. Mais pour l'industrie, surtout pour la soie rien ne fut mentionné. Le 30 décembre 1786 convocation par le conseil de l'assemblée de notables qui se tiendra le 29 janvier 1786 à Versailles. Le roi attend beaucoup de cette assemblée. L'année 1787 sera marquée par des pluies diluviennes, inondations violentes et catastrophiques pour les cultures. Le 11 janvier 1787  traité de commerce entre la France et la Russie. Mort de Vergennes le 13 février 1787 Calonne perd un précieux conseiller auprès de l'assemblée des notables. Montmorin lui succède, c'est un mou qui laissera la reine embrouiller sa politique. La première réunion de l'assemblée à lieu le 22 février 1787, elle comprend 33 Magistrats des Parlements, 14 Prélats, 36 Grands Seigneurs, 13 Intendants, 13 Conseillers d'état et 37 députés du Tiers. Calonne prend la parole et expose le montant du déficit, il s'élève à 80 millions de livres, et démontre que pour remédier à la situation il faut supprimer les abus. Six sujets menaçant de nombreux privilèges sont soumis aux notables. La création d'assemblées en province, une subvention territoriale remplacerait le 20eme, le remboursement de la dette du clergé qui atteint 134 millions de livres, la réforme de la taille pour les plus pauvres, la liberté du commerce des grains. C'était à prévoir les notables raidissent leur position. Nous prenez-vous pour des moutons, de nous réunir pour avoir notre sanction à une besogne toute digérée " déclare l'évêque Dillon à Calonne. Au cours d'une conférence présidée par le comte de Provence Calonne défend son projet pendant cinq heures, mais sans succès, il pense même un instant dissoudre cette assemblée qui n'a qu’une semaine d'existence. La reine présente Calonne comme un fou dangereux, Montmorin, Provence, Conti, Brienne l'accusent de banqueroute. Suite à cette unanimité le roi renvoie Calonne. Miromesnil est remplacé par Lamoignon. L'opinion veut le retour de Necker. La reine préfère Brienne, mais Louis XVI déteste Brienne pour ses mauvaises mœurs. Le roi nomme Bouvard de Fourqueux contrôleur général des finances. c'est un ami de Calonne, mais il n'a aucune connaissance des finances. Le déficit continue à s'aggraver et Louis XVI revoie Fourqueux et nomme Loménie de Brienne. La reine exulte. Brienne reprend les projets de Calonne qu'il a tant combattus en qualité de notable ? Il promet de réaliser des économies, et que les dépenses seront surveillées par un conseil spécial. Il demanda la subvention territoriale l'assemblée lui répond qu'elle n'a pas pouvoir de voter un nouvel impôt. Cela sous-entend qu'il fallait réunir les états généraux. Si cela avait été fait en ce jour de mai 1787, avec un prestige royal non compromis, cela aurait consolidé le pouvoir du roi, et les privilégiés auraient été pris à leur propre piège. Mais Louis XVI et la cour redoutaient les états généraux. Brienne renvoya donc les notables laissant ainsi s'échapper la dernière chance d'éviter la révolution. Avant la clôture de la séance le premier président d'Aligre déclare alors que les Parlements allaient entrer en action. Nous allons assister à la résistance des parlementaires après celle des notables. Pour s'assurer l'appui de l'opinion publique, le parlement accepte de voter un certain nombre d'édits comme la libre circulation des grains, le remplacement de la corvée et l'édit sur la création des assemblées provinciales. Le 22 juillet 1787 Brienne en présentant au Parlement son projet d'impôt sur le timbre fait une grave erreur. Il valait mieux présenter la subvention territoriale, beaucoup populaire. Le parlement réplique en demandant l'état des recettes et des dépenses. Le roi refuse prétextant qu'il avait été présenté aux notables. Le parlement adresse des remontrances au roi et refuse de voter l'impôt sur le timbre, seuls les états généraux en ont le pouvoir. Le roi leur répond que l'édit sur la subvention leur sera présenté le lendemain. Le parlement renouvelle sa déclaration : Seuls les états généraux en ont le pouvoir. Cette affirmation provoque un grand émoi à Paris. Le roi se contente d'un lit de justice à Versailles où il fait enregistrer les deux impôts. Les parlementaires déclarent que cet enregistrement est illégal. Ils sont applaudis par la foule massée dans les salles et les escaliers. Au cours d'une séance au Parlement Brienne rappelle aux parlementaires les difficultés de la politique étrangère de la France le conseiller d'Espréménil à la tête de quelques excités crie de sa voix efféminé et " Il faut débourbonailler la France " Les édits sont refusés par 80 voix contre 40. Le 14 août 1787 le conseil casse l'arrêt d'accusation contre Calonne, celui ci se réfugie en Angleterre. Tous les membres du parlement reçoivent une lettre de cachet : ils sont exilés à Troyes. Aussitôt paris s'agite, il n'ignore pas que depuis la mort de Vergennes la reine prend part activement au gouvernement, et qu'elle est l'instigatrice de l'exil des pères de la patrie. Le lieutenant de police conseille à la reine de ne plus se montrer à Paris. Toutes les chambres de province demandent au roi le rappel des exilés. Après plusieurs compromis, abandon des deux édits fiscaux par le roi, et le rétablissement de l'impôt des 2/20° par le Parlement, c'est le retour triomphale du Paris à Paris. On brûle en effigie Calonne, Breteuil et la duchesse de Polignac, on amène un mannequin représentant la reine. Le Parlement soutenu par le peuple est prêt à recommencer la lutte. Le 1er octobre 1787 Brienne décide de diminuer la pension des courtisans, ceci n'apportera de l'argent que l'année suivante. Il lance un emprunt de 12 millions, les magistrats s'opposent à l'emprunt. Le Parlement étant en vacances, c'est la chambre des vacations qui interdit au trésorier de la ville de payer la somme. Ceci permet à Brienne de s'imaginer la réaction du Parlement devant les emprunts que voulait effectuer le gouvernement. Il ne lui restait que deux solutions, la banqueroute ou un coup de force contre les magistrats. Il parvient à un compromis avec le Parlement celui ci voulant éviter la dissolution. Il accepte de voter une série d'emprunts échelonnés sur 2 ou 3 ans, le roi s'engageant à réunir les états généraux à ce terme. Le 19 octobre 1787 le roi se rend au Parlement pour y faire enregistrer l'édit autorisant 420 millions d'emprunts successifs, le ton monte, un vieux conseiller janséniste déclare. Les besoins de l'état vous forceront, sire, à réunir les états généraux d'ici 1789... oui ils vous y forcerons. Invité par Lamoignon, le roi se lève en disant "J'ordonne que l'édit soit transcrit sur les registres de mon parlement pour y être exécuté suivant sa forme et sa teneur" il omet, volontairement, pour ménager les magistrats, d'ajouter "de mon exprès commandement" Le tumulte monte on entend pour la première fois les mots (pouvoir arbitraire) despotisme. Dans le brouhaha on entend le jeune duc d'Orléans, le futur Philippe Égalité dire calmement "Si le roi tient une séance au Parlement les voix doivent être recueillies et comptées; s'il s'agit d'un lit de justice, il nous impose silence, cet enregistrement est illégal " Ces paroles font balbutier le roi "Si c'est légal ! c'est légal parce que je le veux" La reine poussera le roi à prendre les mesures suivantes, la quasi suppression de Parlements, le renvoi en son château de Villers Cotterets, du duc d'Orléans et l'arrestation  de d'Espréménil et de Monsabert. Les magistrats écriront au roi l'assurant que "De tels moyens ne sont pas dans son cœur, de tels exemples ne sont pas dans ses principes, ils viennent d'une autre source". La reine était clairement désignée. Tous les Parlements de France prennent la défense du duc d'Orléans. Le 4 janvier 1788 le Parlement vote un réquisitoire contre les lettres de cachet. Le duc d'Orléans est autorisé à regagner Paris. Le 1er mai 1788 abolition de la question préalable (torture infligée aux condamnés à mort pour leur faire avouer le nom de leur complices). Le 3 mai 1788 d'Espréménil est mis au courant des intentions de Brienne et dénonce le coup d'état. Le parlement se déclare gardien des lois, c'est la négation du pouvoir absolu. Le 5 mai 1788  le roi donne l'ordre d'arrêter d'Espéménil et Monsabert, il casse l'arrêt du Parlement. Les deux conseillers parviennent à s'échapper et se réfugient dans l'enceinte du Parlement. Celui ci déclare prendre les deux conseillers sous sa protection. Les magistrats font porter un texte incendiaire à Versailles et décident de rester en séance jusqu'au retour des délégués " les trente heures " du 5 au 6 mai 1788. Les délégués reviendront le 6 au matin sans avoir été reçus par le roi. C'est à onze heures , et après que le marquis d'Agoust ai investi le Palais   que les conseillers se rendent. Le premier est enfermé à Sainte-marguerite le second à Pierre-Encise à Lyon. Le 8 mai 1788 le roi réunit un lit de justice il y présente 6 édits de réforme judiciaire et politique. La cour plénière, ancienne curia régis est rétablie. Elle sera présidée par le roi et chargée d'enregistrer les lois communes à tout le royaume. On enlevait au Parlement le contrôle législatif et fiscal. Enfin le Parlement serait mis en vacances. Devant ces édits la réaction du Parlement est très violente. Des pamphlets sont lancés pour provoquer un soulèvement populaire, les Parlements organisent l'agitation dans toutes les provinces faisant circuler de faux bruits. L'orage gronde, et on peut lire sur les murs du Palais "Parlement à vendre, ministres à pendre, couronne à louer", et au frontispice de la loge de la reine au théâtre des Italiens on met cet écriteau "tremblez tyrans, votre règne va finir" A Toulouse, en Bretagne, en Dauphiné, à Grenoble on se soulève et on manifeste devant l'hôtel de ville. C'est la fin, le roi n'a plus de prestige, la reine est de plus en plus haïe. Le 8 août 1788 par un édit de Brienne suspend la cour plénière et convoque les états généraux pour le 1er mai 1789. La royauté avoue son impuissance et appelle la nation à l'aide . De ce fait elle déclenche la redoutable machine qui va tout broyer sur son passage.

Le peuple dans la rue

Le  16 août 1788.   En attendant la réunion des   états, le gouvernement vit d'expédients, puise dans les fonds de secours aux sinistrés, dans la caisse des invalides, et dans les sommes destinées aux paysans victimes de la grêle !.....Le 16 août 1788, on décide que les paiements de l'état seront suspendus pour 6 semaines et s'effectueront moitié en espèces, moitié en billets d'état dépréciés C'est la banqueroute. Le 25 août 1788 on conseille au roi d'abandonner Brienne personne n'ayant plus confiance en lui ni en ses promesses. En compensation il reçoit le chapeau de cardinal pour la perte de son portefeuille. Brienne est regretté du roi et de la reine mais pas des Parisiens. Le 26 août 1788 Necker est nommé directeur général des finances, il compte pour gouverner sur son immense popularité : "Voici bien des années que je n'ai pas eu un instant de bonheur lui dit le roi en l'accueillant. Et Necker de répondre "Encore un peu de temps, Sire, et vous ne me parlerez plus ainsi" Mirabeau ironise et s'exclame "Voici enfin Mr Necker roi de France" Ce même jour, la reine écrit à Mercy-Argenteau : "Je tremble de ce que c'est moi qui l'ai fais revenir. Mon sort est de porter malheur, et si des machinations infernales le font encore manquer ou qu'il fasse reculer l'autorité du roi, on m'en détestera d'avantage" 27 & 28 août 1788 des heurts sanglants opposent les émeutiers aux gardes françaises et suisses. On pille, on incendie, on tue. Une fois l'émeute passée on ramasse les corps pour les soigner ou les enterrer. Ce sont pour la plupart non des ouvriers, mais des artisans, boutiquiers, compagnon apprentis, bref, les futurs acteurs des grandes journées révolutionnaires et les sans-culottes, de l'an II. Le 31 août 1788 le maréchal de Biron permet aux gardes de rendre coup pour coup, en 24heures le calme est rétabli. Fin août le trésor est presque vide. Les gens défilent aux guichets des banques on ne sait comment les rembourser Necker prête au roi 2 millions sur sa fortune personnelle et heureusement trouve quelques autres millions à emprunter, ce qui permettra d'attendre les états généraux. La confiance revient. Mais il aurait fallu que Necker fasse de grandes réformes. Le 3 septembre 1788 Necker qui n'aime pas les parlements, fait repousser à la séance du conseil , le maintien intégral des édits du 8mai. On les modifie quelque peu. Les grands bailliages diminuent mais les parlements ont encore le droit d'enregistrer les édits jusqu'aux états généraux. Le roi annoncerait ces modifications dans un lit de justice. Mais les parlementaires continuent à refuser les édits même modifiés. Et le gouvernement cède. Lamoignon abandonne les sceaux contre d'importantes compensations, au profit de Barentin, célèbre pour sa bêtise. Les magistrats exilés ou emprisonnés à cause des édits de mai sont amnistiés et le projet d'un lit de justice abandonné. Du 16 au 28 septembre 1788 après le départ de Lamoignon les émeutes redoublent de violence autour de la basoche, se groupent cette fois des mendiants, des sans-travail, des gens sans aveu, qui brûlent en effigie le garde des sceaux. Le guet, attaqué à coup de pierres se défend contre les émeutiers à coups de sabre. Le 23 septembre 1788 c'est une nouvelle et très grave capitulation de la monarchie. Sous l'influence de Necker, Louis XVI lance une déclaration rétablissant les parlements dans leurs prérogatives. Necker croit que les états généraux pourront résoudre tous les problèmes, en votant de nouveaux impôts et des emprunts, ce qui fait dire à Camille Desmoulins "Bienheureux déficit, tu es devenu le Trésor de la nation !" Le 24 septembre 1788 les parlementaires émettent le vœu suivant : un même nombre de députés pour chacun des trois ordres, selon la forme ancienne. Le parlement menace les émeutiers de poursuites criminelles. Mais pour ménager sa popularité, il ordonne également une enquête sur les excès de la police. L'automne est pluvieux et les semailles et récoltes pour 1789 sont compromises. En octobre les cloches sonnent , les canons tonnent dans toute la France :les Parlements de province font leur rentrée triomphale "sous une pluie de Fleurs". Le 6 novembre 1788 à Versailles s'ouvre la seconde assemblée des notables. Déception pour Necker, mais contentement de l'opinion publique : les représentants versaillais refusent la double représentation du Tiers et demandent le droit de vote pour les laquais et les domestiques(c'est une façon d'opposer aux classes dites éclairées une masse qui leur obéirait avec passivité)En décembre le gouvernement de plus en plus acculé, se trouve dans l'obligation de faire de grandes   économies et le comte de La Luzerne lui présente de très grosses réductions sur le budget de la marine. Suite à une demande de d'Espréménil le parlement de Paris, demande au roi l'égalité devant l'impôt, la périodicité des états et condescend à laisser le pouvoir royal libre de décider de la représentation du tiers état. Le roi prend très mal la chose. Les privilégiés se croient trahis, les nationaux rient de cette déclaration, si bien que la parlement revient à sa position de réaction. Les magistrats interdisent les pétitions du Tiers, mais les patriotes brûlent sans vergogne les arrêts du Parlement, le rôle de ce dernier semble terminé. Les états du Dauphiné se réunissent le 10 décembre 1788 à Romans, près de Grenoble ou la journée des tuiles a laissé une certaine agitation. Ils choisissent leurs députés pour les états généraux, et se prononcent pour le doublement du Tiers, la délibération en commun et le vote par tête. Toute la France se rallie à ce vote. Dans toute la France circulent des pétitions pour le doublement du Tiers l'agitation tourne au désordre et des gentilshommes sont tués ou blessés par des étudiants. Les représentants des privilégiés clôturent leur assemblée le 12 décembre 1788, le comte d'Artois, le prince de Condé et le duc de Bourbon remettent un manifeste au roi dans lequel ils demandent la défense des droits des deux premiers ordres 1er Janvier 1789, le peuple apprend qu'il aura autant de députés que les deux autres ordres réunis ; de nombreux témoignages de reconnaissance parviennent au roi , baptisé père du peuple, restaurateur de la liberté française, tandis que Necker est comparé Sully et à Colbert. En ce début 1789 l'hiver est terrible il fait très froid la Seine est gelée jusqu'au Havre. La misère est atroce et le duc d'Orléans ouvre largement sa bourse, il n'hésite pas à payer 1000livres de pain par jour. Le protecteur du peuple ( c'est ainsi qu'on le nomme ) est acclamé dès que l'on aperçoit son carrosse. Sa générosité  est considérée à Versailles comme "une charité de factieux" La dette publique a triplé pendant les 15ans de règne de Louis XVI le roi très chrétien ne calcule pas ses dépenses sur ses recettes , mais l'inverse. Mallet du Pan, écrit "Le débat public a changé de face. Il ne s'agit plus que très secondairement du roi, du despotisme et de la constitution ; c'est une guerre entre le Tiers état et les deux autres ordres. "Le 24 janvier 1789 voit la publication des lettres royales réglementant la convocation des états généraux. Suite à ceci partout on procède aux élections. Certains grands personnages tels le cardinal de Rohan ou le prévôt de Paris veulent une nomination de plein droit sans élection. Le gouvernement refuse et demande que les élections soient entièrement libres. Les élections se déroulèrent dans le calme. L'ardeur à voter n'est la même partout en effet à Paris 1700 votants sur 50000 électeurs par contre la Bretagne vote à 100%. La campagne électorale coïncidait avec une très grave crise économique. Le traité de commerce signé avec l'Angleterre en 1786 en abaissant les droits de douane, avait livré passage aux produits anglais. Ceci eut pour effet une augmentation du chômage, 12000 à Abbeville, 20000 à Lyon etc....petit à petit la crise s'aggrava malgré les efforts de Necker. Pour faire opposition à la triple alliance Prusse, Angleterre, Hollande, la tsarine propose le 27 janvier 1789 une quadruple alliance réunissant l'Autriche, la Russie, l'Espagne et la France. Cette dernière préoccupée par ses problèmes financiers ne prend aucun engagement. En mars dans toute le France des émeutes éclatent à cause du prix trop élevé du pain, on attaque les hôtels de ville, les maisons des notables, les magasins de blé. Une échauffourée sanglante éclate en avril c'est comme un coup de foudre, elle fait 200 morts et 300 blessés l'origine en est la misère des ouvriers au chômage. Suite à une déclaration du marchand Réveillon "Les ouvriers peuvent bien vivre avec 15 sous par jour" ceux-ci répondent "Il faut tout brûler" L'intervention des gardes interrompt la fête. Des ouvriers incarcérés après cet échauffourée sont trouvés porteurs d'écus d'or !! Qui est responsable ?  Le duc d'Orléans ? les Jacobins ? l'Angleterre ? ou la cour ? nous n'avons pas de preuves. Suite à tout ce désordre le marquis de Ferrières écrivait  "Tandis que l'on s'égorge à Paris, à Versailles on se préoccupait de régler le costume des députés, à préparer un spectacle qui pût combler l'oisiveté des femmes de la cour, et frapper d'étonnement et d'admiration les habitants affamés de Paris" C'est le 4 mai 1789 que 1200 députés venus de tous les coins de France assistent à la première réunion des états généraux. La révolution commence par une procession où figurent les derniers rois de France Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe depuis peu duc de Chartres, et le jeune duc d'Angoulême qui aurait du être le futur Louis XIX. Le duc d'Orléans, qui enverra Louis XVI à l'échafaud et dont le fils détrônera d'un seul coup Charles X, Louis XIX, et Henri V, marche avec les députés de la noblesse. Il est le héros du jour. En l'église Saint-Louis, monseigneur de la Fare, évêque de Nancy, ose dire en chair: : "Sire, le peuple sur lequel vous régnez a donné des preuves non équivoques de sa patience. C'est un peuple martyre à qui la vie semble n'avoir été laissé que pour le faire souffrir plus longtemps"Puis l'évêque attaque le luxe de la cour et les yeux se tournent vers la reine "C'est sous le nom d'un bon roi, d'un monarque juste, sensible, que ces misérables exacteurs exercent leurs barbaries" En rentrant au château la reine en proie à une crise de nerfs en brise ses bracelets de diamants. C'est le 5 mai 1789 qu'a lieu l'ouverture solennelle des états généraux. Ceux-ci sont étonnés d'apprendre que " ce n'est pas à la nécessité absolue d'un secours d'argent "Qu'ils doivent d'être rassemblés en états généraux par sa Majesté." D'après Necker le déficit régulier n'est que de 56 millions ! Les députés se regardent stupéfaits. Ce même soir un député du Tiers écrira "La bataille est engagée" Il voulait dire par là non la bataille contre le roi, mais avec le roi pour sauver le royaume. Le 6 mai 1789 le clergé et la noblesse tiennent séance séparément, les députés du Tiers siègent dans la grande salle des Menus Plaisirs et prennent le nom de "députés des communes". Ils décident d'attendre que le clergé et la noblesse se joignent à eux. Voyant cela, les députés du clergé proposent que les 3 ordres nomment des commissaires qui conféreront ensemble. Le tiers état accepte. Le 23 mai 1789 ouverture des conférences réunissant les commissaires des trois ordres. La noblesse veut maintenir la séparation. Les conférences sont de pure forme et traînent en longueur, la noblesse temporise en évitant d'attaquer les sujets de front. Le 4 juin 1789 mort du premier dauphin à Meudon. La révolte monte. Paris commence à manquer de vivres. Beaucoup de boulangers sont sur le point de fermer boutique. L'abbé Sieyès propose au Tiers d'abandonner les essais de conciliation avec les deux autres ordres, et d'envoyer une sommation aux deux ordres privilégiés, afin de se réunir pour opérer en commun la vérification des pouvoirs. S'ils s'abstenaient la vérification se ferait sans eux.. Le 12 juin 1789 la vérification des pouvoirs commence par un appel nominal les députés se présentent au bureau ceux du clergé et de la noblesse s'abstiennent. Le 13 juin 1789, 3 députés du clergé se joignent au Tiers. Le 14 juin 1789, 6 députés du clergé dont l'abbé Grégoire rejoignent le Tiers. Le 15 juin 1789 seize de plus. Le 16 juin 1789, le Tiers se constitue en assemblée générale. Le 17 juin 1789, Sieyès dénie aux deux ordres qui ont refusés de se joindre à eux, le droit de légiférer, et déclare que le roi n'a plus le droit d'intervenir ni d'opposer un veto. L'absolutisme est fortement entamé. Il propose le titre d'Assemblée nationale et invite les députés des deux autres ordres à se joindre à eux.. La proposition est votée par 491 contre 89. Premier acte de la nouvelle assemblée : elle déclare être seule habilitée à voter des impôts elle se substitue au roi. Louis XVI poussé par la reine et les princes, décide qu'une séance royale aura lieu le 22 juin 1789, dans la salle des Menus-plaisirs. Sous prétexte de préparatifs, la salle pourrait être fermée jusqu'à cette date. Le 19 juin 1789, conseil à Marly, Necker propose l'égalité fiscale, l'accès de tous aux charges publiques et le vote par tête (dans certains cas). Il laisse aux deux ordres privilégiés le soin de discuter de leurs privilèges. Le 20 juin 1789, les députés trouvant la salle des Menus-plaisirs fermée, cherchent un nouveau lieu de séance. Ils se rendent à la salle du jeu de Paume, sur la proposition du docteur Guillotin. L'assemblée affirme son droit de délibérer partout où les circonstances l'exigeront jusqu'à ce que la constitution du royaume soit établie. Les députés du Tiers s'engagent à ne pas se séparer sans avoir rédiger une constitution. Le 21 juin 1789, Louis XVI décide que les trois ordres délibéreront séparément ; il n'a pas convoqué une assemblée nationale mais les états généraux. Séance royale le 23 juin 1789, dans la salle des Menus-plaisirs. Les membres de la noblesse et du clergé sont introduits par la grande porte, tandis que les députés du Tiers pataugent dans la boue ( il pleut à verse ) en attendant de rentrer dans la salle par une porte dérobée. On remarque l'absence de Necker. Louis XVI entouré de sa femme et des princes se conduit en despote il déclare nuls les arrêtés du 17 et 20 juin 1789, les dîmes et les droits seigneuriaux seront maintenus. Puis il conclut: " Si, par une fatalité loin de ma pensée, vous m'abandonniez dans une aussi belle entreprise, seul je ferai le bien du peuple, seul je me considérerais comme son véritable représentant " Autrement dit, je n'hésiterais pas à dissoudre  les états généraux. Puis Louis XVI ordonne aux trois ordres de se séparer et d'Aller délibérer dans leurs chambres respectives, presque personne ne bouge. Le marquis de Dreux-Brézé vient faire respecter les ordres du roi, Bailly lui répliqua : "La Nation assemblée ne peut recevoir d'ordre" Et Mirabeau ajouta cette phrase devenue célèbre " Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ". Le 24 juin 1789, la majorité du clergé rejoint le Tiers et le vote par tête est décidé. Le 25 juin 1789, c'est au tour de 46 députés de la noblesse, dont le duc d'Orléans de se joindre au Tiers. Le 27 juin 1789, Louis XVI ordonne aux présidents de la noblesse et du clergé de rejoindre le Tiers. L'assemblée accueille avec joie les derniers arrivants. Début juillet le roi accepte l'idée d'un coup d'état, mais pour résister et dissoudre l'assemblée il lui faut appeler des troupes sûres. Le régiment suisse quitte Soissons, celui de Castellane quitte Metz et les hussards de Lauzun partent de Verdun et tous prennent la route de Paris. Six régiments dont cantonnés dans Paris et autour ce qui fait 30 hommes. Le 8 juillet 1789, Mirabeau à l'assemblée nationale dénonce les " préparatifs de guerre de la cour". L'assemblée prie respectueusement le roi d'éloigner les troupes de Paris. Louis XVI répondra "Les troupes ne sont destinées qu'à réprimer, ou plutôt prévenir de nouveaux désordres, à maintenir le bon ordre et l'exercice des lois, à assurer et à protéger la liberté qui régnait  dans les délibérations des états généraux" Le 11 juillet 1789, Louis XVI préside le conseil des dépêches afin d'éviter de devoir prendre la parole il fait semblant de dormir. A la sortie du conseil il fait remettre à Necker ( absent au conseil ) une lettre lui ordonnant de quitter le royaume. Au premier bruit de départ de Necker, Paris fut consterné, les brigands armés se déchaînèrent dans les rues. Le 12 juillet 1789, la foule dense écoute Camille Desmoulins qui appelle aux armes en brandissant un pistolet "Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui soit conservé, on l'a chassé ! Peut-on vous braver plus insolemment ?  Aux armes ! Aux armes ! Les manifestants ont envahi les Tuileries Besenval ordonne que Lambesc fasse mettre sabre au clair et qu'il charge pour libérer les Tuileries. Il n'y parvient pas et se replie sur la place Louis XV et demande des renforts. Les gardes françaises pactisent avec le peuple tandis que les dragons essuient un feu nourri. Paris sent la poudre. Paris est livré à l'anarchie. On pille les armureries on incendie on crée une milice bourgeoise de 48000 hommes. Le tocsin sonne, Paris veut se défendre mais il faut des armes , des armes il y en a à l'hôtel de ville et on y court. Il n'y a que 360 fusils mais il y en a d'autres aux Invalides et à l'Arsenal.

La prise de la Bastille

                                                                                                                       L'aube du 14 juillet 1789, se lève. Un fourrier des gardes françaises nommé Labarthe crie "Il y a des armes à la Bastille "Une immense clameur répond "A la Bastille ! A la Bastille ! "Un millier d'individus des Parisiens et gardes mutinés prennent le chemin du faubourg Saint-Antoine. Ils sont certains d'y trouver des armes. En effet 30000 fusils y ont été déposés. "La Bastille était haïe" dit Michelet. Symbolisait-elle le pouvoir arbitraire aux du peuple ? Louis XVI n'ayant envoyé, en moyenne, que 19 prisonniers par an. Parmi eux on trouvait des fous, des faussaires incarcérés par protection, ou des détenus enfermés sur demande de leur famille. Les prisonniers recevaient des visites, y apportaient leurs meubles et le roi les habillait et les nourrissait royalement. Seul Latude se plaindra que les poulardes de la Bastille n'étaient point copieusement lardées et exigera des robes de chambre doublées de fourrure. On s'était hâté de le satisfaire. Parmi tous ceux qui remontent le faubourg Saint-Antoine aucun ne pense qu'il va prendre la Bastille. Ils ne pensent qu'au magasin d'armes et aux canons. Le gouverneur Jordan de Launay n'est pas inquiet, il y a à la Bastille de quoi soutenir un siège 30000 livres de poudre, 250 barils puis Paris n'est-il pas gorgé de troupes qui viendront à son secours ? et puis le peuple ne commettra pas la folie d'attaquer une forteresse imprenable. Mais peu à peu , la forteresse est encerclée. Deux gardes françaises montent sur le toit pour parvenir au pont-levis remonté sur ordre de Launay. Sous les yeux des soldats suisses qui les laissent faire, à coups de hache, les deux hommes brisent les chaînes. Le pont s'écroule avec fracas et la foule se rue. Launay voyant les Parisiens armés déferler dans la cour donne l'ordre de tirer. L'émeute s'arrête et reflue en désordre, on se penche sur les mourants, on emporte les blessés puis un cri monte "Trahison" Et la nouvelle se répand comme une traînée de poudre "La Bastille assassine les Parisiens "Le siège reprend vers 16 heures des gardes françaises qui sont venus rejoindre les émeutiers tirent contre les murailles mais sans succès. Deux canons sont alors mis en batterie face au deuxième pont-levis qui commande l'entrée de la forteresse. Launay riposte par une salve de mitraille, les gardes suisses veulent se rendent Launay veut faire sauter la forteresse mais on l'en empêche, le gouverneur capitule. Le lieutenant de Flue qui arrive à se faire entendre demande "La garnison aura-t-elle les honneurs de la guerre  ? "on lui crie "Non ! Non !" Launay écrit alors ce billet : " Nous avons 30000 livres de poudre ; nous ferons sauter le quartier et la garnison si vous n'acceptez pas la capitulation. Le 14 juillet 1789 le billet est remis aux représentants des assaillants les officiers Hulin et Élie. Ils donnent leur parole qu'il ne sera fait aucun mal aux défenseurs. On ouvrit le portail et on abaissa le pont-levis. Ce fut une ruée des assaillants suivie d'un massacre. Les officiers sont tués, les gardes suisses sont pendus, Launay est traîné jusqu'à l'hôtel de ville, il sera massacré en chemin. On va assassiner Flesselles le prévôt des marchands. On promène à travers la ville des têtes coupées, et des paquets d'entrailles sanglantes. Rivarol dira "C'est à quoi se réduit cette prise de la Bastille tant célébrée par la populace parisienne. Peu de risques, beaucoup d'atrocités de leur part, et une lourde imprévoyance de la part de Mr de Launay ; voilà tout : ce ne fut en un mot, qu'une prise de possession "Que devenaient pendant ce temps les victimes du despotisme, les prisonniers de la garnison ? On découvrit 7 prisonniers Et à Versailles le roi s'était couché  après avoir écrit dans carnet "le 14 rien" Cependant cet après-midi du 14 sur demande de l'assemblée il avait accepté  le retrait des troupes massaient au Champ de mars, ceci pour calmer Paris. Les députés lui avaient aussi annoncé que la ville marchait sur la Bastille, Eh bien elle se défendra, Mr de Launay n'a-t-il pas des canons avait-il répondu. Puis le roi s'endort paisiblement. Il est réveillé en sursaut par le grand-maître de sa garde-robe, le duc de la Rochefoucauld-Liancourt. Sire la Bastille est prise. Prise ? demande Louis XVI mal réveillé. Oui, Sire, par le peuple, le gouverneur a été assassiné, on porte sa tête sur pique par toute la ville. Mais c'est une révolte Non, Sire c'est une révolution !

La Bastille est a nous et maintenant

                                                                                      

C'est au Parlement, le 15 juillet 1789, que le roi fait part aux députés de retirer ses troupes et il déclare "C'est moi qui ne suis qu'un avec la nation, c'est moi qui me fie à vous"C'est la joie au Parlement, Bailly demande au roi la permission pour l'assemblée de correspondre avec lui sans intermédiaire. Le roi accepte. Louis XVI regagne lentement le château à pied, les députés l'accompagnent en se tenant la main. La foule crie "vive le roi" et réclame le roi, la reine et le dauphin au balcon. Les Parisiens acclament les députés et nomment Bailly maire de Paris et Lafayette commandant général de la milice parisienne. Mais malgré tout cela les prix du blé et du pain grimpent, les vivres manquent. Le roi doit rappeler Necker. Les juillet sur ordre du roi les grandes familles de la cour quittent la France. Le 17 juillet 1789, 'assemblée demande au roi d'aller rendre visite à sa bonne ville. Louis XVI accepte, mais avant de partir il nomme le comte de Provence, lieutenant général du royaume. A son arrivée devant l'hôtel de ville Bailly présente au roi une cocarde, le roi la prend et la met à son chapeau, monte les escaliers et va s'asseoir sur le trône installé dans la grande salle, puis il déclare "La meilleure manière de me prouver votre attachement est de rétablir la tranquillité" puis s'adressant à la foule "Vous pouvez toujours compter sur mon amour !" Il parut à la fenêtre, les acclamations fusèrent. Puis on verra l'ancien régime s'effondrer petit à petit. En effet, les villes veulent redevenir communes et s'administrer seules. A Paris la foule pend sur la place de l'hôtel de ville Foulon adjoint au ministère de la guerre, son gendre Berthier, intendant de Paris est massacré et son cœur jeté sur le bureau de l'hôtel de ville. A l'assemblée cette nuit du 4 août le vicomte de Noailles propose l'égalité de tous devant l'impôt, l'abolition des droits féodaux, la suppression des corvées et des servitudes. Le 10 août 1789, le roi demeure encore associé à l'œuvre de l'assemblée. les troupes devront prêter serment au roi et à l'assemblée, le roi perd son pouvoir absolu sur l'armée. Le 26 août 1789, vote de la

Déclaration des droits de l'homme  

Décrétés par l'Assemblée Nationale dans les séances des 20, 21, 23, 24, 26 août 1789 et acceptés par le roi. Préambule Les représentants du peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés : afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tourneront toujours au maintient de la constitution et du bonheur de tous. En conséquence l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'être suprême les droits suivants de l'homme et du citoyen Article 1er : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme ; ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression Article 3 : Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation, nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. Article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits; ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Article 5 : La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas. Article 6 : La loi est l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation, elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents. Article 7 : Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites, ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter les ordres arbitraires, doivent être punis; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant, il se rend coupable par la résistance. Article 8 : La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée. Article 9 : Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimé par la loi.. Article 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Article 12 La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. Article 13 : Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés. Article 14 : Les citoyens ont le droit de constater par eux même ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminera quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. Article 16 : Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée , n'a point de constitution. Article 17 : Les propriétés étant droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque  la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité. De août à septembre 1789, querelles à l'assemblée entre les représentants de la monarchie et ceux de Sieyès sur l'accord au roi du droit de veto absolu  Sieyès étant contre. Il est finalement accordé au roi un droit de veto suspensif, mais le droit de dissolution lui est refusé. Craignant une émeute le roi fait venir à Versailles le régiment de Flandre. Paris est en effervescence et la commune s'inquiète. Les journaux réclament le roi et la reine à Paris. Le comité qui prépare la constitution accorde le droit de vote à ceux qui paient l'impôt direct sur le revenu, les autres n'ont pas le droit de voter..  Robespierre s'insurge violemment contre ce projet et demande le suffrage universel. L'assemblée vote le projet du comité. En octobre les officiers de la garnison de Versailles offrent un banquet à leurs camarades du régiment de Flandre, alors qu'à Paris on manque de Pain ! Les réactions sont très violentes et de nombreuses femmes parlent d'aller réclamer du pain au roi. Les districts se réunissent. Celui des cordeliers, présidé par Danton, réclame le port de la cocarde et l'arrestation pour ceux qui refuseraient de la porter. On a pu entendre ce jour du 4 octobre 1789, "Mort à la reine !" Toute la nuit du jour suivant le tocsin sonne, peu à peu les femmes s'amassent et crient "A Versailles!A Versailles !" Elles arrivent devant l'hôtel des Menus-plaisirs ou siège l'assemblée, une délégation reçoit l'autorisation d'entrer dans la salle des séances. Le peuple a faim, il manque de pain disent-elles. Au sein de cette assemblée se trouve des ennemis du peuple qui sont la cause de la famine. En effet ils donnent aux meuniers de l'argent ou des billets de caisse afin qu'ils ne fassent pas de farine. Après avoir tenu conseil chez la reine le roi accepte de recevoir quelques femmes à qui il remet un billet qui sera lu à la tribune. "Je suis sensiblement touché de l'insuffisance de l'approvisionnement de Paris. Je continuerai à seconder le zèle et les efforts de la  municipalité par tous les moyens et toutes les ressources qui sont en mon pouvoir et j'ai donné l'ordre le plus positif pour la circulation libre des grains sur toutes les routes et le transport de ceux qui sont destinés à ma bonne ville de Paris"A ce même moment La Fayette à la tête de trente mille hommes prend la route de Versailles. Le roi refuse de se replier sur Rambouillet. La Fayette se présente au roi qui se rallie à lui. A six heures du matin le peuple envahit le château. La reine entendant les clameurs "Tue Tue , A mort ! il nous faut le cœur de la reine" se réfugie chez le roi. Les gardes françaises chargent et dégagent le château. Mais dans la cour un crie revient sans cesse "Vive le duc d'Orléans" Le futur Égalité arrivera dans la cour quand tout sera fini. Pour le peuple, la famille royale et de nombreux historiens c'est lui qui a tout organisé. La reine paraît au balcon, et sa crânerie désarme ceux qui la tenait en joue avec un fusil. Plusieurs fois le roi fait son apparition au balcon, il est accompagné de la Fayette. Il déclare " Mes amis, j'irai à Paris avec ma femme et mes enfants; c'est à l'amour de mes bons et fidèles sujets que je confie ce que j'ai de plus précieux" Acclamation de la foule. Dans l'après-midi la famille royale quitte Versailles pour toujours, le carrosse entouré de femmes qui crient en dansant "nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron ils nous donneront du pain ou ils verront !"Bailly maire de Paris accueille le roi en disant "Quel beau jour, Sire, que celui où les Parisiens vont posséder votre Majesté et sa famille "En se couchant ce soir là les Parisiens pensèrent que c'était le fin de la révolution. Le duc d'Orléans soupçonné d'avoir participé à l'émeute de Versailles part pour l'Angleterre. Mirabeau  dira "Il est lâche comme un laquais, il ne mérite pas la peine qu'on s'est donnée  pour lui, qu'on ne me parle plus de lui " La fuite du duc d'Orléans le fait descendre de son piédestal où l'avait hissé le peuple. Dans un mémoire Mirabeau propose que le roi se retire à Rouen de là il veillerait au ravitaillement de Paris, et deviendrait le chef modérateur de la révolution. Le roi a-t-il eu connaissance de ce mémoire ? En novembre l'assemblée met à la disposition de la nation les 149 millions de dettes du clergé, ainsi que les dettes de l'ordre de Malte et de plusieurs congrégations religieuses. Tous ces biens seront vendus, mais les pauvres n'en verront pas la couleur, seuls les bourgeois et les gros laboureurs en bénéficieront. L'assemblée décrète que la France sera divisée en 75 ou 85 départements. Le vote qui a lieu le 15 janvier 1790 divise la France en 83 départements. En février le roi se rend à l'assemblée pour demander l'union et que l'on apaise les émeutes qui éclatent sans cesse en province. Les députés crient "vive le roi" et prêtent serment d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi. Tous les fonctionnaires suivront. Le vicomte de Mirabeau sort de l'assemblée furieux en brisant son épée et dit "Quand un roi brise son sceptre , son serviteur peut briser son épée" Le 13 février 1790, voit la suppression des ordres religieux. Le roi et la reine en dépit de leur convictions et face à la puissance de l'assemblée décident de recevoir Mirabeau. Ce dernier propose au roi un plan qui permettrait à Louis XVI de garder l'exécutif mais dans le même temps Mirabeau demandait la permission de continuer sa lutte contre les privilèges. En mars l'assemblée vote la suppression des droits seigneuriaux. Après de débats très houleux Mirabeau obtient que le roi garde ses pouvoirs exécutifs. En mai 1790, on dépose à l'assemblée un projet de constitution civile pour le clergé. Avignon demande son rattachement à la France. Le roi et la reine reçoivent Mirabeau à Saint-Cloud, celui ci s'adressant à la reine lui dit Madame la monarchie est sauvée" Et il écrira à Lamarck "Rien ne m'arrêtera je périrai plutôt que de manquer à mes promesses" Le duc d'Orléans revient de Londres se présente aux Tuileries, toute l'assemblée des courtisans s'efface sur son passage, en se présentant au roi celui ci lui dit en lui tournant le dos "Venez Monsieur vous apprendrez à être bon Français" Puis ce fut la fête de la fédération, ce 14 juillet 1790 quatre cent mille personne suivent la messe célébrée par Talleyrand. En août le roi pressé par l'assemblée accepte le renvoi de Necker qui n'est plus soutenu par personne. En novembre 1790, Robespierre demande à l'assemblée le rattachement d'Avignon à la France, la polémique s'engage, Mirabeau fait suspendre la séance. En janvier 1791 on fixe le prix du pain à huit sous, la moitié moins qu'en 1789. Personne n'ignore plus les projets de fuite de la famille royale et l'assemblée décrète que dans ce cas le roi serait déchu. Le 2 avril 1791, Mirabeau usé par le travail meurt à 42 ans, la cour perd son plus précieux conseiller. La France le pleure et prend le deuil. Danton et Barnave prononce son éloge funèbre. Le 18 avril 1791, le roi la reine, Madame Royale, Madame Élisabeth et le dauphin montent dans leurs carrosses, à peine ont-ils quitté les Tuileries que des hommes se saisissent des guides. La Fayette et Bailly ordonnent aux gardes Nationaux d'ouvrir le passage, mais ils ne bougent pas. Durant deux heures la famille royale est assiégée. Puis la porte s'ouvre Louis XVI en descend, et posément dit "on ne veut donc pas que je sorte ? eh bien je vais rester" et le roi regagne le château. A la suite de cet incident la reine pousse le roi à partir pour Montmédy rejoindre les troupes de Bouillé. Fersen a carte blanche pour l'organisation de la fuite. Pendant ce temps la reine écrit à Mercy   réfugié en Belgique "L'évènement qui vient de se produire nous confirme dans nos projets, notre position est affreuse ! il faut absolument la fuir dans le mois prochain. Le roi le désire encore plus que moi" Cette lettre fut écrite le 21 avril 1791. En juin l'assemblée vote le décret supprimant le compagnonnage. Interdiction aux ouvriers de s'assembler de faire la grève ou de quitter leur travail. Ils supportent très mal ces décisions surtout en cette époque de liberté, aussi se retrouveront-ils aux premiers rangs des journées révolutionnaires de 1792. Le 20 juin 1791, la famille royale part ce même soir pour Montmédy, il est une heure quarante la berline quitte la barrière St-martin avec deux heures de retard sur l'horaire décidé. A huit heures ils sont au relais de la Ferté sous Jouarre. A Paris "Alerte ! le roi est parti" La Fayette envoie des courriers dans toutes les directions pour arrêter le roi. La berline royale arrive à Montmirail. A midi la famille royale arrive à Fromentière. Un courrier envoyé par La Fayette par de Paris avec 10 heures de retard sur les fugitifs. A quatorze heures arrivée à Chaintrix, traversée de Chalons sans incident. La berline royale se présente à Pont Somme Vesle vers dix-huit heures, mais vu leur retard le détachement de hussards qui devait assurer le passage, s'est replié. A vingt heures la voiture s'arrête au relais de Sainte-Menehould, toujours à cause du retard les hussards ne sont pas monté en selle. Dès le départ du roi, l'agitation naît, les dragons qui s'apprêtaient à suivre le roi, sont désarmés. Le maître de poste saute à cheval à la poursuite de la voiture royale. A vingt trois heures Drouet le maître de poste dépasse la voiture à Varennes en Argonne. Les fugitifs cherchent en vain le relais prévu par Bouillé. Mais à vingt trois heures dix la voiture royale est arrêtée à Saint-Gengoult par les patriotes de Varennes. La famille royale prisonnière, est conduite à la maison du procureur. A huit heures sous bonne garde la voiture reprend le chemin inverse. Bouillé arrive trop tard à Varennes. L'assemblée de Paris sera prévenue à vingt deux heures de l'arrestation de la famille royale, et désigne trois députés de nuances politiques différentes pour aller à la rencontre du roi. Ce sont Barnave, Pétion et Latour Maubourg. Durant les quarante huit heures qui suivirent, tous les écrivaillons, journalistes, pamphlétaires haineux donnent du papier en pâture au peuple. Le parti républicain est né, Louis XVI est suspendu. En juillet les républicains réclament la déposition du roi, mais Barnave, Lameth et Dupont savent que s'il en est ainsi c'est la fin de la constituante et à la tribune Barnave déclare "Au moment où la nation est libre, où tous les Français sont égaux, vouloir d'avantage, c'est vouloir commencer à cesser d'être libres et devenir coupables "Le roi est maintenu, mais suspendu jusqu'au moment ou lui sera présenté la nouvelle constitution. De leur côté les Cordeliers déposent une pétition pour la destitution du roi et son jugement. La signature du traité de Sistowa avec la Turquie rend l'empereur d'Autriche Léopold libre d'intervenir pour sauver sa sœur Marie-Antoinette. Mais Barnave et les constitutionnels, envoient à Vienne un courrier qui stipule leur volonté de rétablir Louis XVI dans ses fonctions. De ce fait l'empereur ne pense plus à intervenir. En septembre, suite à la condamnation du pape de la constitution civile du clergé, l'assemblée décrète l'annexion d'Avignon et du comtat. C'est le premier geste de la France révolutionnaire. La constitution entreprise en 1789 est enfin présentée au roi le 14 septembre 1791. Seule la couronne reste héréditaire. Les fonctions sont données aux citoyens selon leur mérite et leur talent. Les pouvoirs du roi sont limités mais plus importants que ceux que voulait lui laisser l'aile  gauche. Cette constitution était le triomphe des " bourgeois ". En ce jour du 30 septembre 1791 dernière réunion de l'assemblée, le roi y assiste et il est acclamé par tous les députés debout et découverts la salle crie "Vive le roi" Le 1er octobre 1791, première réunion de l'assemblée législative, elle comporte 745 députés répartis comme suit 449 députés centristes, 136 députés de gauche et 160 députés de droite. Tout va dépendre des centristes. Le roi refuse de voter le décret exigeant le serment civique des prêtres réfractaires, et déclare "Je fais assez ce que tout le monde désire, pour qu'on fasse une fois ce que je veux" L'assemblée accepte, mais le peuple le surnomme Mr veto. Pour détourner l'esprit du public, le roi à l'assemblée qu'il va sommer l'électeur de Trèves de disperser les émigrés, espèrent bien que celui ci refuse, ce qui le conduirai à mener une petite guerre. Le parti Brissotin est pour, la future Montagne avec Robespierre est contre. Au club des jacobins les deux partis s'affrontent. Les Brissotins font voter une loi interdisant aux clubs de tenir séance dans l'enceinte de l'assemblée législative, et encouragent l'armement des citoyens. Le mouvement populaire qu'ils ont crée dans le but d'éliminer ceux qui ne voulaient pas la guerre, ne tarde pas à les effrayer. L'électeur de Trèves disperse les émigrés, il n'y a plus lieu de faire la guerre. Les jacobins se déclarent pour un conflit avec l'Autriche. Le roi enverra une sommation à l'empereur pour savoir s'il entend vivre en paix avec la France. Le 1er mars l'empereur Léopold meurt et son fils François II qui lui succède. Il est le neveu de la reine Marie-Antoinette, et il sera beaucoup plus belliqueux que son père. Les Brissotins deviennent de plus en plus puissants, Clavière est nommé aux finances tandis que Roland se trouve à l'intérieur et Dumouriez aux affaires étrangères. Le 25 mars 1792, à l'assemblée Dumouriez expose son plan : il attaque la Savoie et le pays de Liège. De son côté François II exige de la France le rétablissement des princes alsaciens dans leurs droits féodaux. La guerre parait inévitable. Le 20 avril 1792, le roi propose à l'assemblée de déclarer la guerre à l'Autriche. Rouget de Lisle écrit ce qui deviendra la Marseillaise. Échec des diplomates Girondins, l'Angleterre restera neutre, la France pas prête se retrouve seule face à l'Autriche et la Prusse coalisés. Le roi refuse de signer le décret sur la déportation des prêtres réfractaires. Mais il accepte la dissolution de sa garde personnelle. Il refuse la mise en place d'un camp de 20000 fédérés sous Paris. Suite à une lettre offensante de Roland Louis XVI renvoie ses ministres Girondins : Roland, Clavière, Servan et donne le ministère à Dumouriez qui lui demande de lever son veto, le roi refuse. Les Jacobins vont finir par accuser Dumouriez de trahison, le roi persistant Dumouriez donne sa démission. Le 17 juin 1792, création du premier comité de salut public formé de sept Feuillants et cinq Girondins. Ils sont décidés à exiger la suppression du veto à l'assemblée , mais dans la rue la foule gronde et Pétion, maire de Paris n'arrivant pas à enrayer la manifestation grandissante est obligé de légaliser le mouvement ( tout mouvement, manifestation  ou réunion ayant été interdit ). La foule se dirige sur les Tuileries dont les portes cèdent sous la pression. La foule armée de bâtons de piques, de couteaux, portant des enseignes aux inscriptions menaçantes telles que ( A bas le veto ), ( Avis à Louis XVI : le peuple est las de souffrir ) ( La liberté ou la mort ), s'avancent dans les jardins et cherchent la reine, mais trouvent le roi à qui ils demandent de retirer son veto. Le roi déclare "La force ne fera rien de moi, je suis au dessus de la terreur" On lui tend un bonnet rouge, il s'en coiffe mais refuse de céder. Le maire de Paris Pétion arrive et fait disperser la foule. Le 25 juillet 1792, Longwy et Verdun sont pris et ce même jour à Coblence Brunswick lance son manifeste menaçant Paris d'une exécution militaire s'il est fait le moindre mal à la famille royale. La section de Mauconseil déclare qu'elle ne reconnaît plus Louis XVI comme roi des Français, elle est bientôt suivie par 47 autres sections. L manifeste de Brunswick met le feu aux poudres. L'assemblée reste sourde aux réclamations des sections. Le tocsin s'arrête vers quatre heures tout Paris marche sur les Tuileries. Vers six heures du matin Roederer procureur général déclare au roi "Sire, Votre Majesté n'a pas cinq minutes à perdre, il n'y a plus de sûreté pour elle que dans l'assemblée "En pénétrant dans la salle des séances Louis XVI prononce ces paroles "Je suis venu ici pour éviter un grand crime et je pense que je ne saurais être plus en sûreté qu'au milieu de vous" Le président répond Vous pouvez Sire compter sur la fermeté de l'assemblée nationale" Puis ils cachent le roi et sa famille dans une petite loge située derrière le bureau du président. A deux pas les canons font rage, et le château succombe. Mais les députés ne sont plus les maîtres , la commune avec Robespierre, Marat et Danton exigent qu'on en finisse. En début d'après-midi Vergniaud se lève de son siège et réclame d'adopter sur-le-champ deux mesures : Le peuple français est invité à former une convention nationale, le chef de l'exécutif est provisoirement suspendu de ses fonctions. La monarchie vieille de plusieurs siècles à cessé d'exister. Ayant déposé le roi l'assemblée crée un conseil exécutif provisoire, où siègent Roland, Sevan; Clavière tous Brissotins. Parmi les Montagnards on trouve Lebrun, Monge et Danton qui sera le vrai chef de ce conseil. Fin août l'armée prussienne arrive devant Verdun, qui capitule. A Paris, Danton à la tribune les traîtres de Paris. En septembre les Prussiens et les Autrichiens font la jonction. De leur côté Dumouriez, Kellermann et Bernonville font mouvement pour attaquer les Prussiens et les Autrichiens. C'est la victoire de Valmy. Le lendemain, le 21 septembre 1792, la convention décide l'abolition de la royauté Le lendemain   naissance de la première république l'an 1. Le 25 septembre 1792, la république est proclamée une et indivisible. Nos armées attaquent sur tous les fronts. Montesquiou entre dans Chambéry. Les Sardes abandonnent la Savoie. Les députés réclament des comptent aux ministres. Roland parvient à s'en sortir, mais Danton doit démissionner. Il en veut aux Girondins, et discrètement négocie avec la Prusse et l'Autriche pour le rétablissement de la paix. Le 4 octobre suite à une longue discussion, l'assemblée met le roi en jugement. le serrurier Gamain révèle qu'il a exécuté pour le roi aux Tuileries une armoire de fer secrète dans laquelle Louis XVI y a caché de nombreux papiers. La convention faisant ouvrir l'armoire Roland y découvre la correspondance du roi avec Mirabeau, Barnave et des agents de l'étranger. Les Girondins ne sont pas compromis. L'instruction du procès est de ce fait relancée. Suite à ce qui vient d'être découvert Robespierre prononce un discours très sévère qui fit grand bruit dans l'opinion publique. L'assemblée décide de juger le roi déchu, le peuple n'aura pas la parole. Louis XVI comparaît pour la fois à la barre de la convention, nous sommes le 11 décembre 1792. L'ouverture du procès du roi à lieu le 26 décembre 1792. Les trois défenseurs du roi sont Malesherbes, Tronchet, et Sèze. Louis XVI affirme qu'il n'a jamais voulu faire couler le sang français. A la séance du 28 décembre 1792, les Girondins essayent d'arrêter les débats .... une lettre du chevalier d'Ocariz est lue à l'assemblée. Elle menace au nom du roi d'Espagne d'envahir la France avec l'aide de toutes les nations étrangères. Cette lecture provoque des remous au sein du groupe des Montagnards. Toutes les délibérations de la convention vont être à partir de janvier 1793 dominées par le procès du roi Louis XVI. A l'unanimité les députés votent la culpabilité du roi. Les 16 et 17 janvier 1793, 366 députés sur 721 votent la peine de mort, le scrutin étant contesté, le lendemain à lieu un nouveau vote. 361 députés sont pour la peine de mort 360 contre. Sur la voix de Philippe d'Orléans ( le futur Philippe égalité ) pour la peine de mort du roi une voix dans l'assemblée s'écria "On ne vous en demandez pas tant" Le 21 janvier 1793 à huit heures Louis prend place dans le carrosse qu’entourent quinze cent hommes. Parvenu à 10 heures au pied de l'échafaud, il ôte ses vêtements, se laisse lier les mains et gravit lentement l'escalier. Sur l'estrade le roi se tourne vers la foule et d'une voix forte s'écrie : "Peuple je meurs innocent !"Quelques minutes plus tard Sanson le bourreau montre à la foule la tête sanglante du roi. On entend crier "Vive la république" A l'heure actuelle où en est-elle la république ? la moitié du  peuple s'en détourne et boude ses élections. Une chapelle élevée en 1815 marque l'endroit exact où le roi et, après lui plus de 500 victimes de la superbe machine (la terreur) furent enfouis après leur exécution. Était-ce nécessaire,  n'aurions nous pas pu agir autrement ? Si depuis la proclamation de la première république nous avions décapité tous ceux qui ont failli au peuple ou en serions nous ? pour mémoire je tiens à signaler que l'on a célébré à grand frais sur la casette du peuple la révolution des bourgeois et la   commémoration de l'assassinat du roi. Les hommes parfois ratent l'occasion de se faire oublier. Il n'est jamais venu à l'idée des Allemands de commémorer les camps de la mort.

La terreur est en marche

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Le 23 janvier 1793, Garat devient de l'intérieur. Dans une déclaration maladroite, le comte de Provence déclare reconnaître pour roi Louis XVII, il prend le titre de régent, et promet de châtier les criminels. L'assassinat de Louis XVI a provoqué la rupture des relations diplomatiques avec la Turquie, et, la Russie de Catherine II prend le deuil du roi de France. Suite aux actes d'hostilité de Pitt la convention déclare la guerre à l'Angleterre et aux provinces unies. L'Angleterre réplique en mettant l'embargo sur les navires français. Pendant ce temps les prix augmentent, la Convention décide de lever une contribution extraordinaire. Les ménagères pillent les épiceries. Marat prend le parti du peuple, les Girondins protestent. La Convention face à la guerre est forcée de lever une armée de trois cent mille hommes, la révolte et la colère grondent dans les provinces. De son côté Dumouriez qui compte sur l'appui de Danton et des Girondins fait sa politique. Après la déclaration de guerre à l'Angleterre, il renonce à rétablir la monarchie en faveur du duc de Chartres. Dumouriez qui dispose de soixante-dix mille hommes en quatre corps d'armée doit faire face à la guerre qui reprend en Belgique et sur le Rhin. Le 1er mars 1793, la Convention, suite aux revers des troupes de Dumouriez en profite pour annexer la Belgique et la principauté de Salm en Alsace. Dumouriez se tourne donc vers la Hollande et la Belgique, il veut en faire une principauté et se hisser  à sa tête. Là encore son plan sera contrarié par l'attaque des troupes autrichiennes, la Convention lui ordonnant de porter secours aux armées du général Miranda. Furieux il rend aux assièges tout le butin qu'il avait pris. La république déclare la guerre à l'Espagne. Pendant ce temps à Paris le tumulte gronde, l'origine des émeutes reste inexpliqué. Peut-être de fausses rumeurs sur les difficultés de nos armées en Belgique ? L'assemblée décide de créer un tribunal révolutionnaire, il remplacera celui d'août 1792 Fouquier Tinville en reste l'accusateur public, l'insurrection est manquée. Dans l'ouest de la France, agitations paysannes, à Saint-Florent-le-Vieil, en Maine-et-Loire, manifestations contre la levée d'une armée de trois cent mille hommes, c'est le début des guerres de Vendée  (ceci fera l'objet du chapitre suivant). Dumouriez qui s'est retiré à Tournai, écrit à Beurnonville ministre de la guerre, une menaçante à l'encontre des députés. Danton se prononce violemment contre les modérés et les Girondins. La Convention mande Dumouriez à la barre et le fait chercher par quatre émissaires et Beurnonville. Mais Dumouriez qui depuis plusieurs jours négocie avec l'Autriche la restauration de la monarchie, fait arrêter les émissaires et les livre aux autrichiens. La Convention le déclare hors-la-loi et traître à sa patrie. Il s'enfuie en Autriche accompagné du duc de Chartres et de douze officiers.. Cet épisode a de graves conséquences. Le renforcement de Danton contre les modérés, la suppression de tout ce qu'ils avaient obtenu, et la création d'un comité de salut public de neuf membres. La convention réclame l'arrestation des Girondins. Au Nord le général Mack rompt l'armistice conclu avec Dumouriez, Cobourg à la tête de cent mille hommes commence l'invasion du Nord il s'avance sur Condé et Valenciennes. Marat emprisonné, est acquitté et libéré par le tribunal révolutionnaire. Il s'acharne à attaquer les Girondins à la tribune, il demande l'arrestation de Brissot. Les Girondins décident de contre attaquer. A son tour Robespierre attaque les Girondins. La Convention quitte le manège pour siéger dans la salle où se réunit le comité de salut public. La guillotine est transférée sur la place de la république. Camille Desmoulins s'acharne lui aussi sur les Girondins. Les manifestations se multiplient à Paris et en province. On interdit les journaux Girondins, de nouveau Robespierre se déchaîne contre les Girondins. La commission des douze crée sur proposition du Girondin Guadet, fait arrêter Hébert rédacteur du Père Duchesne, et Varlet. La commune proteste avec véhémence et les fait libérer. Le 26 mai 1793 Robespierre invite le peuple à rejoindre la Convention, contre les députés corrompus. Le 1er juin la foule entoure l'assemblée, les députés sont forcés de condamner les Girondins. Ils sont consignés chez eux, ce qui permet à certains d'entre-eux de s'enfuir. L'arrestation des Girondins consacre le triomphe des Montagnards. L'arrestation des Girondins ne contente pas tout le monde, en effet le centre, le midi, l'ouest et le sud-ouest manifestent et réclament la libération des Girondins. Le 14 juin 1793, la Convention adopte la constitution élaborée par Condorcet. Le 12 juillet 1793, Toulon se révolte contre les Montagnards. A Caen les députés Girondins Brissot, Lanjuinais, Bugot, Valazé, Pétion se regroupent, forment une armée sous le commandement du général Wimpffen et du lieutenant Puisaye. Ce dernier qui marche sur Paris est attaqué par les gardes Nationaux à Pacy-sur-Eure, battu il se replie sur Caen. C'est le 13 juillet 1793, que Charlotte Corday, sous prétexte de livrer des renseignements sur les armées de Vendée est reçue par Marat elle le poignarde dans sa baignoire. Le même jour la ville de Lyon exécute le chef des Jacobins Joseph Chalier, et crée un gouvernement de salut public et lève une armée de dix mille hommes. La Convention met le siège devant Lyon.. Six jours après son crime Charlotte Corday est exécutée. Nous sommes le 19 juillet 1793 et Robespierre entre au comité de salut public.  Au Nord Cobourg prend Valenciennes. Suite à toutes ces nouvelles, révoltent de Lyon, de Toulon, guerres de Vendée, échecs militaires et suite à l'assassinat de Marat, la Convention décrète l'arrestation de tous les députés Girondins restés à Paris. La guillotine érigée en permanence sur la place de la révolution, les tricoteuses installés dans les tribunes de la Convention et les volontaires venant s'inscrire pour sauver la patrie, tout ceci représente une fausse image de la France sous la terreur. En effet du premier au dernier tous n'étaient pas occupés à faire la révolution. Cette dernière se fit avec le concours d'une minorité, la France, elle, vaquait à ses occupations sans se préoccuper des remous politiques. Le 23 août 1793, Cobourg attaque Maubeuge et le duc d'York se dirige sur Dunkerque. Les Anglais veulent dresser l'Europe contre la France et promettent aide au royaume de Naples. L'ambassadeur de France est expulsé par le roi de Naples. En Alsace Landau est assiégé par les Prussiens. Les Autrichiens entrent en Basse-alsace. La Convention vote la levée en masse. A ce moment tous les Français sont en réquisition permanente. Dans l'ouest du pays, les généraux républicains tiennent un conseil de guerre. Le 3 septembre 1793, la reine est transférée à la conciergerie. L'assemblée se déchaîne on dénonce les riches, les commerçants tous ceux qui spéculent, alors que le peuple a faim. La terreur est en vue. Robespierre va l'accélérer  en faisant entrer au comité de salut public deux enragés, Billaud Varenne et Collot d'Herbois. Cobourg s'empare du Quesnoy. Le duc d'York prend Maubeuge. L'armée autrichienne attaque Wissembourg, l'armée du  Rhin est obligée de se replier. Le 14 octobre 1793, procès de la reine. Le 16 octobre 1793, exécution de Marie-Antoinette. La Convention prend des mesures contre les prêtres réfractaires et les prêtres assermentés. Beaucoup d'entre-eux se défroquent et apportent spontanément les objets du culte sur l'autel de la patrie. Les églises sont fermées. Le 31 octobre 1793, exécution de 21 députés Girondins. Le 6 novembre 1793, exécution de Philippe Égalité. Le 11 novembre 1793, Bailly ancien maire de Paris est guillotiné. Dans cette assemblée intransigeante se dressent des hommes comme Fabre d'Églantine on les appellera les indulgents. Le 28 novembre 1793, Barnave est guillotiné à Paris. Le pouvoir va bientôt  se trouver entre les mains du comité de salut public, en effet les députés qui siègent à la Convention sont de moins en moins nombreux, ils sont en mission ou participent à des comités. Le 6 décembre 1793, exécution de Mme du Barry : le seul reproche qu'on pouvait lui faire, c'est qu'elle était trop riche. Le 15 décembre 1793 à Toulon opération couronnées de succès. Le siège de la ville commence. Un jeune chef de bataillon d'artillerie s'y distingue. Il se nomme Napoléon Bonaparte. Le 19 décembre 1793, la ville de Toulon est prise, les Anglais sont contraints d'évacuer les forts. En Alsace Hoche bat les Autrichiens. Bonaparte est nommé général de brigade. Hoche et Pichegru prennent Geisberg, Hoche entre à Wissembourg, Desaix à Lauterbourg. Le 28 Décembre 1793, Landau est libéré. Les frontières d'Alsace sont libérées grâce aux efforts de réorganisation de Carnot.. A Paris les clubs se dénoncent mutuellement. Les Cordeliers Momoro et Collot d'Herbois dénoncent Camille Desmoulins, Robespierre accuse Fabre d'Églantine. La Convention décrète que les biens des patriotes sont inviolables, par contre les biens des personnes ennemies de la république seront mis sous séquestre ? Une loi sur l'enseignement civique est en préparation elle formera l'enfant dans l'esprit de la révolution. Un autre décret décide que les biens des émigrés seront distribués aux indigents. Un texte précise la notion d'ennemi de la république et de suspect à ceux qui surexcitent les inquiétudes du peuple pour ceux-là c'est la mort. Saint-Just dénonce à l'assemblée les gestes de corruption du peuple. Ce sont les Hébertistes qui sont visés Robespierre veut s'en débarrasser. Dans la nuit du 14 au 15 mars 1794, Hébert, Momoro, Ronsin sont arrêtés et traduits devant le tribunal révolutionnaire. Ils sont exécutés neuf jours plus tard. Suppression de l'armée révolutionnaire aux ordres des Hébertistes. Une déclaration de Robespierre à la tribune de l'assemblée fait trembler les députés. Danton, Camille Desmoulins, Delacroix, Hérault et de Séchelles sont traduits devant le tribunal révolutionnaire. Robespierre reste seul maître du gouvernement terroriste. Danton étant un grand orateur à son procès on lui coupe la parole de peur qu'il ne retourne la situation en sa faveur, les délibérations se passent sans lui. Ils sont tous condamnés à mort. En passant devant la maison de Robespierre, Danton sur la Charette funeste qui le mène à la guillotine crie "C'est en vain que tu te caches, Robespierre, tu me suivras ta maison sera rasée. "Et au bourreau il dit " Tu montreras ma tête au peuple elle en vaut la peine" Le 13 avril 1794, Lucile Desmoulins, la veuve d'Hébert, Chaumette, l'évêque Gobel et des généraux jugés incapables sont guillotinés. Le tribunal révolutionnaire ne chôme pas, il continue à alimenter la guillotine, les familles Lamoignon, Malesherbes, La Rochefoucauld montent sur l'échafaud, puis c'est le tour de Lavoisier "La république n'a pas besoin de savants" déclare le juge Coffinhal. Puis c'est le tour de Mme Élisabeth sœur du roi, Fouquier-Tinville hésite à réclamer sa tête mais Dumas l'y force, avec la princesse, dans la même Charette montent Montmorin, son épouse et son fils, Mme de Crusol d'Amboise, des prêtres au total 24 personnes. Robespierre hostile à la religion, institue une religion nouvelle celle de l'être suprême et de l'immortalité de l'âme. Le maire de Paris hébertiste est remplacé par Fleuriot-Lescot à la solde de Robespierre. Début juin Robespierre et le comité de salut public ont tous les pouvoirs. Le 10 juin 1794, 22 prairial an II  trop d'adversaires et de mécontents de la révolution font, que, la Convention vote le texte le plus redoutable mis entre les mains du comité de salut public, il ne fera qu'accentuer la terreur. Toute parole imprudente qui pourrait nuire à la révolution est passible de l'échafaud sans forme de procès ni interrogation préalable. Mille trois cent soixante seize têtes tombent du 10 juin au 27 juillet 1794. L'indignation gronde contre Robespierre. Barras dit même de lui "Il est insatiable". En juillet les Jacobins réclament la tête d'une douzaine de députés, mais cette fois la Convention se rebiffe. Robespierre est battu et exécuté sans jugement. Le 9 thermidor a vu un changement de majorité et la fin de la terreur. Fouquier-TInville est arrêté. Le comité de salut public perd la plupart de ses pouvoirs. Les pures gauchistes tels que Barrère, Billaud, Collot d'Herbois doivent s'en aller. Au tribunal révolutionnaire acquittement de cent trente  Nantais arrêtés sans motif. Ouverture du procès de Carrier et de ses complices, arrestation de Turreau. Cambacérès proclame que c'est dans le calme et la prudence qu'il convient de terminer la révolution. Malgré tout cela, la situation économique est désastreuse. La presse s'acharne sur les Jacobins on les pourchasse et on les tue lorsqu'on les trouve dans les rues. C'est pour cela que l'assemblée vote la fermeture du club. Pendant ce temps les troupes françaises s'emparent de Figureras en Espagne. En Provence Bonaparte s'assure des chemins qui mènent au Piémont. Pichegru commence la conquête de la Hollande. Nos armées contrôlent entièrement le Rhin. Le 2 décembre 1794 la Convention vote un décret d'amnistie en faveur des vendéens. Le 16 décembre 1794, Carrier est exécuté. Le 18 décembre 1794 la Convention ordonne la suppression des tribunaux révolutionnaires. Le 27 décembre 1794 arrestation des derniers amis de Robespierre, Billaud et Collot d'Herbois. 1795, Face aux victoires des armées françaises les alliés sont découragés. Les Anglais quittent la France, la Prusse et l'Autriche entament des négociations. Le 21 février 1795, la Convention vote le décret instaurant la séparation de l'église et de l'état. La liberté des cultes est étendue à toute la France. Le 8 mars 1795, la Convention décide la réintégration de tous les députés Girondins encore vivants, sauf Delahaye ami des Chouans. Paris a faim, Paris gronde, il réclame en manifestant devant le palais des Tuileries, l'application de la constitution de 1793. Réplique de la Convention, un décret interdit les cris séditieux, les insultes contre les députés. Les Parisiens envahissent la salle des séances. Tous les députés partent sauf les Montagnards. Les soldats évacuent la salle, à la reprise de la séance les députés décident par décret la déportation de Barrère, Billaud, Collot d'Herbois, Vadier, les derniers Robespierristes. Le 12 février 1795, après avoir accordé la paix à l'ouest du pays , à La Jaunie près de Nantes la paix est signée entre Charette et Canclaux. Ils obtiennent la liberté de culte, la réouverture des églises, l'autorisation de former des corps de troupe pour restaurer l'agriculture, le commerce et l'industrie. Le 20 avril 1795, les chefs chouans de Bretagne, du Maine et de Normandie signent avec Hoche un traité identique à celui de La Jaunie. Stofflet finit par céder et fait signer le traité de la Prévalaye. Mais les chefs chouans et vendéens n'ont pas renoncé à la lutte. Le 3 mai 1795, la Convention prend des mesures contre les terroristes, les ennemis de la république. La terreur blanche s'installe en province. A Lyon, Montélimar, Tarascon, Nîmes, Marseille Aix et Toulon les massacres vont bon train.. Le 7 mai 1795,  exécution de Fouquier Tinville. L'agitation à Paris ne cesse pas malgré les dispositions prises par l'assemblée. Les boulangers ne distribuent que 125 gr de pain par jour, les femmes manifestent, le tocsin retentit. La foule de nouveau envahit les Tuileries. Les députés votent d'urgence des lois d'apaisement qui seront aussitôt abrogées après la libération de l'assemblée par la troupe. Le 21 mai 1795, arrestation de 12 députés Montagnards c'est la fin du club. Le 8 juin 1795, 20 prairial an II le dauphin Louis XVII meurt au temple, mais est-ce bien lui qui meurt ce jour là ? Le 16 juin 1795, l'Angleterre qui a perdu ses alliés sur le continent répond à l'appel de Charette. Trois mille cinq cents émigrés s'embarquent sur les navires de Sir John Warren. C'est le désastre de Quiberon, du à l'incompréhension, à la jalousie et à la discorde entre les chefs. Le 17 juin 1795, six députés Montagnards sont exécutés Cadoudal reprend le combat en ouest, et Charette en Vendée. La Convention repousse les propositions d'armistice de l'Autriche. Trois puissantes armées avancent sur le Rhin. Wurmser sur la rive droite, Clerfayt en aval du Mein à la Ruhr, la troisième renforce le Piémont en face l'armée Sambre et Meuse commandée par Jourdan et celle de Rhin et Moselle commandée par Pichegru. La Convention reste anticléricale des mesures sont prises contre les prêtres qui ne voudraient pas se soumettre. Par décret la n proclame la réunion de la Belgique à la France. Le 2 octobre 1795, le comte d'Artois venant d'Angleterre avec quatre mille hommes débarque à l'île d'Yeu où il attend en vain Charette et son armée Hoche empêche le chef vendéen de porter aide au frère de Louis XVI. Manifestations à Paris, les bourgeois et les royalistes se dressent contre la Convention. Le 16 octobre 1795, Bonaparte est nommé général de division. Le 26 octobre 1795, Bonaparte est nommé général en chef de l'armée de l'intérieur.

Le Directoire

Le 28 octobre 1795  première réunion du conseil des cinq cents, ils désignent les cinq directeurs. La Revellière    Letourneur, Rewbel, Barras et Carnot qui remplaça Sieyès, celui-ci ayant refusé le poste. Le conseil des anciens siège aux Tuileries. Les Directeurs prennent place au Luxembourg, les cinq cents au manège. Les directeurs annoncent leur programme, lutter contre la royauté, agir contre les factieux, ramener la paix, relancer le commerce et l'industrie et remettre l'ordre à la place du chaos. D'autre part les foyers royalistes sont de plus en plus nombreux. L'Angleterre par l'entremise de son ministre Wickham y veille en leur distribuant de l'or. Le 8 novembre 1795 Le Directoire désigne les ministres, ils sont médiocres et à la solde de leur ministère, mais il a du mal à trouver un ministre des finances. Gaudin refuse en déclarant "Là où il n'y a point de finances il n'y a pas besoin de ministre" Pendant tout le mois les élections se succèdent. Les Français sont écœurés, et dégoûtés de voter. Le 21 décembre 1795, signature de l'armistice avec l'Autriche. Le 3 février 1796 le Directoire décide de dissoudre les sections pour éviter les troubles. Le Directoire qui ignore toutes les privations du peuple, fait supprimer les distributions de pain. Le 25 février 1796,  Stofflet est exécuté à Angers. L'attitude de Pichegru à l'armée du Rhin préoccupe les Directeurs. Le général préfère donner sa démission de lui même. Moreau prendra sa place. Le 23 mars 1796, Charette est arrêté par les troupes de la république, conduit à Nantes et fusillé. La seconde guerre de Vendée prend fin. Le 16 avril 1796, l'annonce des victoires de Bonaparte n'est pas encore parvenue à Paris, mais le Directoire fait voter une loi qui punit de la peine de mort ceux qui par leurs écrits ou leurs discours provoquent la dissolution du Directoire, ainsi que ceux qui tentent de rétablir la royauté et ceux qui veulent le retour de la constitution de 1793 et un régime communiste de partage des biens, c'est Gracchus Babeuf et ses amis qui sont visés. Le 8 mai 1796,  arrestation d'extrémistes groupés derrière Gracchus Babeuf. Le 14 mai 1796, Carnot et Rewbell décident de remplacer Bonaparte par Kellermann, et d'envoyer Bonaparte dans le sud y combattre les Napolitains alliés aux Anglais. Le 18 juillet 1796, l'armée Rhin et Moselle et celle de Sambre et Meuse commandées par Moreau et Jourdan sont battues par l'Archiduc Charles. Le 9 septembre 1796, à Paris l'annonce des victoires de Bonaparte réjoui et inquiète à la fois le Directoire, en effet le général Corse est bien indépendant. Fin septembre 1796, le Directoire qui vient de se débarrasser des extrémistes de gauche ( exécutions, déportations, emprisonnements des 9et10septembre ) doit se tourner vers la droite. Pendant ce temps Desaix résiste à Kehl, et Hoche débarque en Irlande, alors que l'escadre anglaise se replie sur Gibraltar. Découragés les Anglais tentent de négocier avec le Directoire, mais l'Autriche fait échouer les pourparlers, en effet Wuyrmser malgré la victoire d'Arcole tient toujours Mantoue. La victoire de Rivoli est accueillie à Paris avec enthousiasme, mais le Directoire est soucieux, la crise financière s'aggrave. Il faut cette fois reconnaître la faillite. Une loi démonétise le mandat, il est remplacé à raison de 1 pour cent par des bons, résultat ( trois mille francs en assignats de 1790 valent 1 franc ) !! La réaction royaliste ne se fait pas attendre, Louis XVIII lance une proclamation dans laquelle il promet de pardonner les erreurs et les crimes commis. En avril les menées royalistes arrivent à faire élire aux législatives une majorité de centre droit. Depuis plusieurs mois la religion reprend le dessus et le Directoire s'en inquiète. La Revellière-Lépeaux fait reconnaître par l'assemblée, sa religion théophilanthropique. Ce culte étrange par la haine qu'il porte au catholicisme, puise ses aspirations aux protestants, aux francs-maçons et aux cérémonies décadaires. Cette religion n'aura aucune influence. Le 26 mai 1797, à Vendôme on rend le verdict du jugement de Gracchus Babeuf et de ses amis. Babeuf et Darté sont condamnés à mort et guillotinés le  27 mai 1797, sept autres sont déportés. Début juillet le Directoire doit se résoudre à changer les ministres, le corps législatif réclame, les remplaçants sont issus de la jacobinière. Sous l'indignation des royalistes ( massacres de Vendée ) Hoche est nommé ministre de la guerre. Sous prétexte de préparation de guerre en Irlande, hoche cantonne des troupes à proximité de Paris. Le 23 juillet 1797, Hoche abandonne son poste , il est remplacé par Scherer. Le corps législatif gronde, tout Paris s'attend à un coup d'état. Mais Bonaparte qui a décliné la demande du Directoire de marcher sur Paris, envoie d'Italie le 7 août 1797, Augereau à la tête de 17è brigade. Durant tout le mois d'août  les rixes se multiplient.. Le 23 septembre 1797, les assemblées prennent l'offensive et accusent les directeurs d'avoir violé la constitution, barras contre attaque. A trois heures du matin, le 4 septembre1797 18 fructidor An V les troupes d'Augereau cernent les Tuileries, et à l'aube ils envahissent l'assemblée, les cinq cents sont expulsés de leur salles. Le coup d'état des Directeurs à réussi sans verser le sang. L'assemblée accepte sa défaite.? Augereau est nommé commandant en chef de l'armée d'Allemagne. Le coup d'état du 18 fructidor a stabilisé le Directoire qui en profite pour créer l'administration des contributions directes. Le 5 mars 1798 le Directoire accepte l'expédition en Égypte. Bonaparte reçoit tous pouvoirs, et une armée de trente huit mille hommes qu'il doit réunir à Toulon. Le 13 avril 1798, les relations avec l'Autriche s'aggravent. La maladresse de Bernadotte ambassadeur de France à Vienne y est pour beaucoup. Ces incidents retardent le départ de Bonaparte. Il est certain que l'Autriche  songe à former une nouvelle coalition avec le tsar Paul 1er. Les difficultés à Rome se font plus pressentes, les Anglais préparent la nouvelle coalition avec l'Autriche et la Russie, et le Directoire n'ignore pas la menace qui pèse sur la république. Ils font voter une loi instituant la conscription obligatoire pour tous les citoyens. Mais pour équiper des soldats il faut beaucoup d'argent, aussi le Directoire presse la vente des biens nationaux et la levée des impôts.  En Belgique les Flamands se soulèvent, ils sont sévèrement châtiés. Les troupes napolitaines marchent sur Rome elles y entre triomphalement le 24 novembre 1798. La riposte est foudroyante, les troupes de Joubert occupent entièrement le Piémont. Les troupes du général Championnet se dirigent sur Rome. La Sublime Porte signe un traité d'alliance avec l'Angleterre et la Russie. Les troupes du général Championnet reprennent Rome et se dirigent sur Naples. Le 12 mars 1799, la guerre éclate, les troupes françaises envahissent la Toscane. Bernadotte à la tête de l'armée du Rhin et Jourdan à la tête de l'armée du Danube traversent la Forêt Noire. Jourdan est battu à Stokach par l'archiduc Charles, découragé il se replie sur le Rhin et abandonne son commandement. Bernadotte en fait autant. massénat lui pénètre dans les Grisons mais n'obtient pas un succès total. En avril 1799 élections pour le renouvellement des conseils. Les catholiques et les royalistes ne pouvant faire élire leurs candidats portent leurs voix sur ceux de gauche, c'est ainsi qu'une nouvelle majorité jacobine revient au premier plan elle ne va pas tarder à se faire entendre. Elle va se montrer très violente d'autant plus que partout nos armées sont battues. Le général Scherer à la tête de l'armée d'Italie se replie, il est remplacé par Moreau. Le général Russe Souvorov et ses troupes battent celles du général Moreau à Cassino. Suite aux revers successifs des armées françaises et au mécontentement qui grandit à Paris, les assemblées décident de montrer leur volonté. Durant tout ce mois de mai les orateurs se succèderont pour dénoncer l'incompétence du pouvoir exécutif. Le Directoire inquiet fait mander à Bonaparte de revenir en France, mais Bonaparte est déjà parti ?. Au cours d'une séance secrète les cinq cents envoient un message aux Directeurs. Ce message demande la justification de leur politique. Les Directeurs font la sourde oreille. Il va s'en suivre une succession de démissions, Sieyès et Barras deviennent les chefs incontestés du Directoire, c'est le coup d'état du 30 prairial. Ensuite c'est le tour des ministères. Talleyrand s'en va. Les survivants de la montagne réapparaissent Robert Lindet aux finances, Bernadotte à la guerre, Marbot gouverneur militaire de Paris. Pendant ce temps le club des jacobins se reconstitue. Mais le 28 juin 1799 avant de cesser de siéger les assemblées votent deux lois d'une grande gravité : conscription et mobilisation des classes non appelées et un emprunt forcé de cent millions au taux progressif selon les fortunes, ce qui constitue "Un véritable impôt sur le capital". ce n'est donc pas nouveau. Le 11 juillet 1799, les Anglais débarquent des troupes imposantes près d'Alexandrie. Les Directeurs face aux difficultés font appel à Fouché comme ministre de la police. La loi sur la conscription est très mal accueillie, les recrues se cachent ou se fondent en bandes armées. En Belgique comme en France elles luttent contre les représentants de l'administration. En Bretagne Cadoudal est nommé par le comte d'Artois généralissime des troupes royalistes de l'ouest. Le 7 août 1799, Fouché fait fermer le club des jacobins.. Le 18 août 1799, Sieyès et Barras souhaitent le retour de Bonaparte, mais celui ci sans attendre a déjà quitté le Caire. De août à septembre, en Italie, en Hollande et en Allemagne c'est la débâcle. En Italie les troupes françaises sont contraintes d'évacuer Naples Rome et la Toscane. En Hollande Brune ne peut stopper le débarquement de l'armée anglaise. En Allemagne les Autrichiens continuent la libération du pays, Souvorov se dirige sur la Suisse pour combattre Masséna. Le 15 septembre 1799, en Anjou près de Pouancé, les chefs chouans préparent une action dans tout l'ouest. Le 23 septembre 1799, Masséna bat Souvorov et Korsakov venu lui porter main forte, les Russes sont rejetés au delà du Rhin. Pendant ce temps, le climat de l'intérieur n'est pas au beau fixe, les lois votées n'apportent que des troubles, dénonciations, vengeances personnelles, interventions discrètes, pots-de-vin, perquisitions dans les châteaux. On dissimule toutes marques extérieures de richesse, les transactions stoppent, le commerce ralentit. Le 18 octobre 1799, les Russes et les Anglais demandent l'armistice. Le 23 octobre 1799, Lucien Bonaparte devient président des cinq cents, ce qui va lui permettre de jouer un rôle décisif lors du coup d'état du 19 brumaire. Le 27 octobre 1799, les chouans sont de plus en plus entreprenants. Ils se rendent maîtres de la région de Rennes. Le 10 novembre 1799 19 brumaire an VIII le Directoire n'est plus. Nous entrons dans le consulat

Le calendrier républicain

Du 20 ou 21-01 au 18 ou 19-02     Pluviôse    Pluie Du 19 ou 21-02 au 19 ou 21-03   Ventôse   Vent
Du 21 ou 22-03 au 18 ou 19-04   Germinal   germination Du 20 ou 21-04 au 19 ou 20-05   Floréal   Fleurs
Du 20-05 au 18-06   Prairial   Prairies Du 19 ou 20-06 au 19 ou 20-07   Messidor  moissons
Du 19-07 au 18-08   Thermidor   Bains Du 18 ou 19-08 au 17 ou 18-09   Fructidor   Fruits
(1er mois)   (Du 22-09  21-10   Vendémiaire   Vendanges Du 22-10 au 21-11   Brumaire   Brumes
Du 21 ou 22-11 au 20 ou 21-12   Frimaire   Frimas Du 21 ou 22-12 au 20 ou 21-01   Nivôse   Neige


Dernière Modification   22/12/16

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