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Le 30 septembre, 1958, Antoine Pinay et jacques Rueff sont chargés de préparer les réformes économiques et financières. Toutes les colonies de l'Afrique acceptent l'autonomie au sein de la communauté sauf la Guinée qu se dote d'un président : Sékou Touré. Le général de Gaulle propose un plan d'importantes réformes économiques, scolaires, sociales et offre la paix des braves au GPRA qui repousse tout en bloc. Soustelle crée l'UNR union pour la nouvelle République. Aux élections le général impose le scrutin majoritaire uninominal d'arrondissement à deux tours. Aux législatives c'est le triomphe de l'UNR avec 198 sièges. A la première réunion l'assemblée élit Chaban Delmas président de l'assemblée nationale. Le 21 décembre 1958, les quatre-vingt mille notables élisent Charles de Gaulle président de la république. Publication du plan Pinay : dévaluation de 17,5%, création au 1er janvier 1960 du franc lourd (100FR =1fFR lourd), libération des échanges, abaissement des droits de douane, 390 milliards d'économie, 300 milliards d'impôts nouveaux, augmentation des salaires et du SMIG. En un an la réserve de la banque de France passera en 1959 de 380 millions à 1 milliard de dollars, la balance commerciale est en excédent de 600 millions de dollars. Guy Mollet et les socialistes n'approuvent pas ses mesures et démissionnent du gouvernement. Janvier 1959 Charles de Gaulle s'installe à L'Élysée où René Coty le reçoit. Puis il demande à Michel Debré de former le gouvernement. Il sera composé de : Couve de Murville (affaires étrangères), Bouloche (éducation), Jeanneney (industrie), Pinay et Giscard d'Estaing (finances), Berthouin (intérieur), Malraux (culture), Michelet 'justice), Buron (travaux publics), Bacon (travail), Sudreau (construction), Soustelle (ministre d'état). Dans le mois qui suivit la formation du gouvernement, Charles de Gaulle prend ses distances avec l’OTAN, en faisant savoir qu’en cas de guerre, la flotte basée en Méditerranée serait sous commandement national. D’autre part, il fait savoir qu’il souhaite la réunification des deux Allemagnes et reconnaît la frontière (Oder-Neisse). En mai, premier remaniement ministérielle, les ministres de l’intérieur et de l’agriculture sont remplacés. Michel Debré réclame une révision de la constitution, ceci permettrait de régler le problème algérien. Charles de Gaulle refuse l’installation sur le sol Français de rampes de lancement de fusées de l’OTAN. Michel Debré estime que pour l’instant on ne peut envisager la formation d’un état algérien, Charles de Gaulle s’en rendra vite compte lors d’une tournée d’inspection, aussi offre t-il l’autodétermination à l’Algérie. Celle ci aurait le choix entre : la sécession totale, ou l’association à la France. En Algérie Bidault forme le rassemblement pour l’Algérie française. En France la majorité des partis politiques est favorable au projet, les Pieds-noirs sont contre et le GPRA hésitant. Fin 1959 le Mali, le Niger, le Dahomey, Madagascar, la Haute-Volta obtiennent leur indépendance. La loi Debré sur l’école va rétablir la paix scolaire. En effet, les écoles privées ont le choix entre l’intégration à l’enseignement public, le contrat d’association, le contrat simple pour une durée de neuf ans, ou la liberté totale sans aide de l’état. La majorité des écoles privées choisiront le contrat simple (contrôle pédagogique et aide financière de l’état). Le 1er janvier 1960 entrée en vigueur du nouveau franc. En désaccord avec Charles de Gaulle sur la politique militaire de la France, Pinay démissionne, il est remplacé par Baumgartner gouverneur de la banque de France. En Algérie Massu est relevé de ses fonctions, suite à une déclaration faite à un journal allemand. Émeutes à Alger, il y a 22 morts, l’armée ne bouge pas. Charles de Gaulle annonce que s’il le faut il demandera les pouvoirs spéciaux. Le général Challe et Delouvrier quittent Alger pour la base de Reghaïa. Les émeutiers comprennent qu’ils sont abandonnés, et quittent les barricades. Février 1960, les insurgés se rendent, Lagaillarde, Susini et de Sériny sont arrêtés, épuration dans l’armée et l’administration, Soustelle démissionne. L’assemblée vote les pouvoirs spéciaux au président, ceci a pour effet l’allongement de la garde à vue et la création d’un comité des affaires algériennes. Le gouvernement peut, pendant un an, légiférer par ordonnances. Le 13 février 1960, à Reggane explosion de la première bombe atomique française. Avril 1960 Khrouchtchev est en visite en France, les négociations sur l’Allemagne entre l’URSS et la France échouent.  Du 5 au 29 avril, Charles de Gaulle est en visite en Grande-Bretagne, au Canada et aux USA, le 7 des manifestations paysannes et des grèves éclatent. En mai 1960, un avion américain est abattu au dessus du territoire de l’URSS, son pilote est fait prisonnier. Eisenhower président des USA reconnaît que l’Amérique fait de l’espionnage aérien. Khrouchtchev enrage, mais le président des USA refusant de faire des excuses quitte la conférence (URSS, USA, Grande-Bretagne et France) qui s’était ouverte la veille. Mais en fait Khrouchtchev ne demande pas mieux, car il sait que sur le problème de l’Allemagne, les occidentaux avec Charles de Gaulle en tête, ne transigeront pas sur l’affaire de l’Allemagne. dans une conférence de presse, Charles de Gaulle critique la politique de l’URSS et déplore l’intervention de l’ONU au Congo. Sur l’Algérie Charles de Gaulle déclare que le tout est de savoir si l’Algérie sera algérienne avec la France ou en association et que les discussions devront se faire avec toutes les groupes même le FLN. 25 membres d’un réseau français accusés de soutenir le FLN sont sévèrement condamnés. Quant au général Salan il quitte Alger pour se réfugier en Espagne. Le 26 septembre, le GPRA en délégation est reçu à Moscou. Octobre Charles de Gaulle déclare que l’abandon de l’Algérie provoquerait un effroyable chaos et que jamais il ne reconnaîtra le GPRA. La loi sur la création d’une force de " dissuasion " française est votée. En novembre Charles de Gaulle explique ce que sera " l’Algérie algérienne " elle aura un gouvernement, ses institutions, ses lois. Il va même jusqu’à prononcer le mot de République algérienne et annonce un référendum. 


Dernière Modification   22/12/16

© Histoire de France 1996